Archives NanoJV. Analyse réalisée en octobre 2009. Toujours d’actualité.
Réalité ou trompe l’œil ? Dans la partie d’échec engagée face à Israël, l’Iran aligne crânement ses pièces infernales. Selon une métaphore échiquéenne ;
- deux « Fous » : le Hezbollah et le Hamas, spécialistes de l’attaque diagonale ;
- deux « Tours » pétrolières (la future alliance stratégique Téhéran-Bagdad) et
- deux « Cavaliers » technologiques : l’industrie spatiale et les nanotechnologies duales, puis
- la « Dame » nucléaire, l’arme absolue.
- Les Palestiniens et la rue arabe jouant le rôle de simples « Pions » dans le jeu de Téhéran dont l’ unique dessein est le contrôle de l’échiquier. Quels qu’en soient les moyens.
Dans un passé récent, la guerre de civilisation de 8 ans entre l’Iran et l’Irak a fait 1,2 millions de morts dont une majorité d’iraniens, enfants-soldats compris, sacrifiés pour un résultat nul avec retour à la case départ. Une véritable opération kamikaze pour rien :
La somme des victimes de la guerre entre l’Iran et l’Irak équivaut à plus de 20 fois (vingt fois) le nombre total de l’ensemble des victimes de toutes les guerres israélo-arabes depuis 60 ans. D’où l’inquiétude palpable du monde arabe face à la montée en puissance de l’hégémonique et insaisissable République Islamique d’Iran.
Assez logiquement, l’Iran et Israël, les deux puissances régionales non-arabes, n’ont pour leur part, jamais été en guerre au cours des 60 dernières années. Ce qui bien sûr ne préjuge pas de l’avenir. Les relations entres ces deux frères-ennemis obéissent en effet à une géométrie subtile échappant aux grilles de lecture conventionnelles. Et pour cause. Voici donc, en contrepoint de l’actualité, quelques éléments parfois oubliés de ce face à face, ou plutôt de ce chassé-croisé hors-norme :
IRAN-ISRAEL : UN ECHIQUIER A TIROIRS SECRETS
i] La multimillénaire communauté juive iranienne est tellement enracinée dans le pays qu’il existe plusieurs langues judéo-perses parlées en Iran. 75% de la communauté juive iranienne a quitté l’Iran depuis la révolution islamique pour se rendre en Israël mais aussi à New-York ou à Los-Angeles , ville où vivent plus de 200000 (deux cent mille) iraniens toutes confessions confondues (25% des habitants de Beverly Hills y compris le maire de la ville sont d’origine iranienne). 25 000 (vingt cinq mille) personnes ont choisi de rester en Iran dont plus de la moitié vivent à Téhéran, où se trouvent une vingtaine de synagogues. La petite communauté juive iranienne est ainsi la plus importante du Moyen-Orient, hors d’Israël. Elle est partiellement discriminée (impossibilité d’accéder à certains emplois) et protégée à condition de se démarquer totalement du sionisme. La possibilité de voyager à l’étranger est accordée et il est en principe interdit de se rendre en Israël. L’alyah – l’immigration vers Israël- se poursuit toutefois de manière clandestine à raison de quelques dizaines de personnes chaque année. Enfin, la communauté juive iranienne est représentée au Parlement iranien par un député, aux cotés des deux autres minorités : chrétienne et des zoroastrienne. Le nouveau député juif iranien est Ciamak Morsadegh un jeune chirurgien de Téhéran, antisioniste déclaré mais opposant aux dérapages d’ Ahmadinejad sur la Shoah, comme une majorité d’iraniens d’ailleurs.
ii] A la différence de la communauté juive plus ou moins tolérée, la communauté Bahaïe qui compte 300 000 membres en Iran est persécutée et bannie par le régime de Téhéran. Ses adeptes sont privés de leurs droits . Le bahaïsme religion monothéiste syncrétique née en Iran au 19ème siècle recense environ 7 millions de fidèles sur toute la planète (5000 bahaïs en France) et a établi son centre mondial en Israël à Haïfa sur le versant du Mont Carmel. Ce temple, par sa distinction architecturale, représente désormais la ville de Haïfa dans l’iconographie touristique. Le véritable saint des saints du bahaïsme la « Qiblih de Bahjí » est située en Israël à Saint-Jean d’Acre (Akko) au nord de Haïfa. En raison de leurs liens supposés étroits avec Israël, les bahaïs d’Iran sont fréquemment accusés de collusion avec le sionisme, d’espionnage et d’apostasie. Les bahaïs sont lourdement réprimés par le régime des mollahs dans l’indifférence relative de l’opinion internationale (!)
iii] Issus de vagues d’immigration successives, 170 0000 israéliens sont d’origine iranienne et forment une communauté très visible, fière de son identité. Certains de ses membres ont occupé des postes clés comme : Moshe Katsav ancien Président de l’Etat d’Israël, Shaul Mofaz ancien chef d’état major de Tsahal, nés respectivement à Yazd et à Téhéran ou encore Dan H’alutz également ancien chef d’état major et iranien de la deuxième génération.
iv] Véritable phénomène de société, voire modeste contre-pouvoir médiatique, l’émission d’information et de libre antenne en farsi de Menashe Amir, vétéran de Kol Israel, la radio publique israélienne à Jérusalem, est écoutée par des millions d’auditeurs iraniens toutes tendances confondues.
v] Dans les années 80 , le scandale de l’IranGate (financement de la « Contra » nicaraguayenne par des ventes d’armes à l’Iran sur fond de guerre Iran-Irak) avait mis en lumière de sulfureux rapprochements contre-nature. Plus ancien encore, un picaresque projet avorté de co-développement de missiles à la fin des années 70, juste avant la « révolution », fut partiellement révélé sur la base de documents déclassifiés.
vi] Enfin toujours du temps du Shah, des liens stratégiques et commerciaux unissaient les deux pays de manière plus ou moins affichée. Comme par exemple la livraison de pétrole via la mer Rouge ; des connexions rétrospectivement contestables avec la police secrète du Shah dont la Vevak actuelle est l’avatar dantesque; ou encore, par exemple, de grands projets de construction menés par la société de BTP israélienne Solel Boneh en Iran.
ECHEC AU ROI
La complexité de la situation, que les éléments précédents ne font qu’effleurer, constitue un terreau fertile pour l’infoguerre. L’un des derniers « hoax » (opération d’intox), réactivés depuis le Royaume-Uni et repris au vol par des médias sérieux, concerne la pseudo origine juive d’Ahmadinejad. En fait une vénéneuse opération d’infoguerre, irano-iranienne montée dans le cadre de luttes entre factions rivales.
…Apparemment le «Roi» est menacé par les siens (*).
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Copyright NanoJV (reproduction non autorisée).
(*) Par un étrange croisement d’influences, en hébreu, jeu d’échecs se dit "SHAH’ MAT" : deux mots d’origine perse ( "שחמט" = "שאה מט" ) qui signifient en substance : "Le roi est piègé". (Et non "le roi est mort" = "המלך מת" selon la croyance communément répandue).
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Andre Maman
25 mars 2012
je pense que des contactes devrait ce faire entre peuple,iranien-israelien, ou aucune frontiere
existante, entre nous, seulement les barbus islamiser a fond, veulent etre les leader des pays musulmans, de la region et pour cela ils prennent une position dure face a ISRAEL, mais cela malheureusement pourra tourner dramatiquement a la confrontation avec des armes non conventionelle, et c est regretable que des civiles juifs et iraniennes subissent cela a cause des barbus enturbaner