
Cyber-security: Why Israel might be THE boss …
Exclusif NanoJV. Les services de sécurité israéliens spécialisés dans le contre-terrorisme physique et logique comme le Shin Beth transfèrent progressivement leurs connaissances et leurs technologies dans des activités civiles.
La plupart des anciens patrons des services co-investissent ou montent leurs sociétés de sécurité. Comme par exemple Sdema, membre de l’I Safe Group ou Asero Worldwide basée à Washington, toutes les deux dotées de compétence en sécurité informatique. L’un des avantages compétitifs des technologies et solutions proposées étant d’être « combat proven », contrairement à certaines appoches plus académiques dirons-nous.
De manière indirecte certains anciens militaires de haut rang se lancent également dans la sécurité informatique : ainsi Moshe Yaalon, ancien chef d’Eat major fut président du conseil scientifique de la start-up israélienne Checkmarx jusqu’à sa nomination au poste de vice-premier ministre israélien.
L’armée de défense d’Israël apporte une contribution décisive à la sécurité de l’information via ses centres de recherches organisés en espaces collaboratifs. La technologie naît et se développe au sein de ses unités spéciales et secrètes (mamram, 8200, XXXX (1) et autres classifiées…). Les percées effectuées fertilisent ensuite le civil et l’expertise revient en flux régulier par boucle de rétroaction grâce aux périodes de réserve effectuées par les spécialistes de la Silicon Valley israélienne.
Ce processus est connu (les unités spéciales un peu moins) et souvent décrit. Mais les experts , y compris en France, passent systématiquement à côté d’un point essentiel : la technologie développée au sein de l’armée israélienne n’est pas couverte par la propriété intellectuelle. Ce qui fait d’Israël un cas particulier. D’un coté l’armée produit des technologies appliquées très avancées (aucune université ne peut concurrencer les moyens mis à disposition des très jeunes experts de Tsahal) de l’autre cette technologie est entièrement disponible pour les futurs créateurs d’entreprises à leur sortie des 6 ans d’armée ou plus.
Certaines campagnes de recrutement israéliennes mettent d’ailleurs explicitement l’accent sur l’aspect jackpot du parcours pour les meilleurs. D’où un certain nombre de succès foudroyants qui ne doivent rien au hasard. Par ailleurs des branches dédiées du MoD (ministère de la défense israélien) comme MAFAT disposent de lignes de crédits spéciaux pour le financement de projets informatiques duals (civils et militaires) nationaux et internationaux en joint-ventures.
Sans parler des unités de tests opérationnels du MoD comme XXXX (1) qui apportent une évaluation en temps réel des solutions en cours de développement. L’ensemble forme donc un écosystème atypique performant et place Israel au coeur de la sécurité et de la défense du cyber-espace mondial.
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(1) les noms des unités et des bases sensibles sont barrés.
Publié le 31 octobre 2009
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