Survol des relations économiques israelo-turques en 10 points.
1) Israel et la Turquie ont signé un accord de libre-échange en 2000.
2) Les échanges entre Israel et la Turquie ont plus que triplé en 10 ans.
3) Volume des échanges commerciaux entre Israel et la Turquie = volume des échanges franco-israéliens.
4) Toutefois les exportations turques vers Israel ne représentent que 1.5 % des exportations globales de la Turquie (Montant total des exportations turques en 2009 =102 milliards de $).
5) Israel n’est que le 17 ème client de la Turquie (Bureau des statistiques turc).
6) Même si la Turquie est l’une des principales destinations des touristes israéliens – à fort pouvoir d’achat- ceux-ci ne représentent que 1 % des 27 millions de visiteurs annuels en Turquie (ministère du tourisme turc). Pour un touriste israélien, la Turquie accueille 16 touristes allemands (Bloomberg/ Business Week).
7) L’une des menaces les plus sérieuses porte sur l’annulation de projets civils stratégiques estimés à $20 milliards de dollars dans plusieurs secteurs clés pour les deux pays : l’énergie (Projet de pipe-line Blue Stream 2. Ou encore le projet de centrale israélienne à 1 milliard de dollars co-développé par la société turque Zorlu Energy Group dans le sud d’Israel); secteur de l’eau (projet Manavgat ), des communications (câble fibre optique) ou encore les grands projets d’agri-technologies. (Source : le quotidien turc Vatan cité par Bloomberg).
8 ) Mais le véritable problème pour la Turquie serait la disparition du marché des équipements militaires avec Israel (JP Morgan cité par Business Week).
9) Les deux tiers du commerce turc avec Israel repose en effet sur des commandes militaires sensibles. Exemples de contrats : Modernisation de chars M-60 pour plus de 600 millions de dollars; Modernisation de 300 hélicoptères pour 57 millions de dollars; Contrat pour la modernisation d’avions de chasse: 850 millions de dollars; Commande de 10 avions sans pilote (uav) Heron à IAI pour un montant de 180 millions de dollars. (source turque : http://www.hurriyet.com)
10) Les échanges ne s’arrêtent pas à de simples opérations d’import-export militaires mais s’étendent à des alliances pour la pénétration de marchés tiers. Comme la vente de chars à la Colombie. Defense News présente ainsi la stratégie développée par la joint-venture militaire entre Israel Military Industries (IMI ) et la société de défense turque Aselsan avec quelques apports technologiques allemands. Le consortium israélo-turc est engagé dans la vente à Bogota de chars M 60A1 améliorés. IMI a produit l’électronique et Aselsan l’assemblage. Résultat : un tank à la pointe de la technologie mondiale et deux fois moins cher que les MIA2 Abrams américains, les Leopards allemands ou même le Merkava Mk4.
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Publié le4 juin 2010
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