En mai 2010, l’ITU ( union internationale des télécommunications) et l’Unesco ont annoncé la création d’une commission pour le développement digital constituée de 30 personnalités mondiales de premier plan. L’objectif de la commission est de définir les stratégies d’implémentation des télécommunications haut-débit sur la planète pour développer les services sociaux, médicaux, environnementaux, sécuritaires, etc. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique des objectifs du Millénaire pour le développement tracés par les Nations Unies à l’horizon 2015.
Parmi les commissionnaires de la "Broadband Commission for Digital Development" on relève entre autres, les noms de Richard Branson, le président fondateur du groupe Virgin, de Ben Verwaayen, DG d’Alcatel Lucent ou encore de Wang Jianzhou, PDG du géant des télécom China Mobile Communications corporation et ancien ministre des télécoms chinois. Le co-président du think tank est Paul Kagame, Président de la République du Rwanda dont le combat pour le développement des NTIC ne date pas d’hier. Sous l’impulsion d’une politique volontariste et visionnaire, le Rwanda est ainsi devenu en quelques années un pays pilote en matière de télécommunications.
Au début de l’année un réseau sans fil haut débit, à la pointe de la technologie, a été mis en service à Kigali. Les premiers utilisateurs comparent la vitesse de connexion à celle des Etats-Unis. Avec un débit 500 fois plus élevé que celui des fournisseurs d’accès traditionnels, les premiers internautes connectés, à titre de test, sur le WIBRO (internet sans fil haut débit) peuvent désormais regarder des films en ligne ou chater en vidéo. Ce premier pas de géant marque les prémisses de la révolution technologique qui s’amorce au Rwanda en l’attente du feu vert de l’autorité de régulation pour la systématisation du sans fil haut débit.
En parallèle, le Rwanda poursuit une politique ambitieuse de connexion aux câbles en fibres optiques qui desservent désormais les pourtours de l’Afrique. Un important réseau est en phase de déploiement sur l’ensemble du pays ouvrant des perspectives futures illimitées au développement de nouveaux services dans tous les secteurs (santé, environnement, communications, sécurité, etc.).
Sans attendre les performances futures, les évaluateurs internationaux placent déjà le Rwanda en tête des pays africains pour la qualité du réseau internet. La société américaine de Seattle, Ookla, spécialiste mondial de la mesure de bande passante a rendu publique à la mi-juillet, une étude portant sur 180 pays à partir d’un milliard de résultats collectés.
Les vitesses de transmission (aval, amont et latence) ont donc été mesurées dans chaque Etat ou chaque région, avec un top 10 des fournisseurs d’accès internet (on apprend ainsi qu’en France le Nord Pas de Calais bénéficie d’un débit moyen supérieur à celui de l’Ile de France). En conclusion de l’étude, Ookla place le Rwanda parmi les 3 pays africains dotés des meilleures vitesses de connexions sur internet. Le Rwanda surclasse ainsi l’Afrique du Sud pour la vitesse de téléchargement. Sur les vitesses amonts (pour la mise en ligne de données) le Rwanda joue dans la même catégorie que la Finlande, la Chine ou la France. Le champion du monde toutes catégories reste la Corée du Sud, pays qui justement a équipé Kigali en infrastructures de télécommunications dernier cri.
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Publié le 27 juillet 2010
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