"Stuxnet ? Yankee. So what ?". Le programme de sabotage est U.S. Les signatures israéliennes sont des leurres.

Publié le 6 décembre 2010

0


Stuxnet_Made_in_USA

Archives NanoJV. Article mis en ligne le 6 décembre 2010. 

*

Le site privé américain Northeast Intelligence Network spécialisé dans l’antiterrorisme frappe un grand coup et met les pieds dans le plat. Le 1er décembre, Sean Osborne, l’un des fondateurs du site, issu du sérail de la guerre électronique, titre sans complexe "Stuxnet: Made in USA".

Depuis le mois de septembre, l’origine de Stuxnet est  généralement attribuée par les experts et les média à l’unité 8200 de l’armée israélienne.  Un réflexe courant non seulement en Europe mais également  aux Etats-Unis. Sean cite ainsi  un ancien patron du département de la Sécurité Intérieure qui dès le 24 septembre sur Bloomberg TV pointait un doigt accusateur en direction d’Israël. Excluant toute implication américaine le responsable affirmait: "More likely is, frankly, Israel. That Israel did it.” Israël l’a fait.

Un point de vue erroné selon  Sean  qui s’appuie sur un article du New York Times  signé David Sanger , publié  le 10 janvier 2009. Soit 17 mois avant la découverte de Stuxnet. L’article,  intitulé :  “U.S. Rejected Aid for Israeli Raid on Iranian Nuclear Site" renfermerait la preuve de l’origine US du cybermissile Stuxnet (ici).

Le papier  est édifiant dans son intégralité mais voici, selon Osborne,    le passage le plus révélateur, verbatim :

“President Bush deflected a secret request by Israel last year for specialized bunker-busting bombs it wanted for an attack on Iran’s main nuclear complex and told the Israelis that he had authorized new covert action intended to sabotage Iran’s suspected effort to develop nuclear weapons, according to senior American and foreign officials…. The White House denied that request outright, American officials said, and the Israelis backed off their plans, at least temporarily. But the tense exchanges also prompted the White House to step up intelligence-sharing with Israel and brief Israeli officials on new American efforts to subtly sabotage Iran’s nuclear infrastructure, a major covert program that Mr. Bush is about to hand off to President-elect Barack Obama.”

Le Président Bush aurait donc justifié son refus d’apporter son soutien à une action israélienne contre le nucléaire iranien en invoquant un plan clandestin américain visant à saboter subtilement les infrastructures iraniennes. Une révélation alors censée tempérer les ardeurs israéliennes.

Pour "Northeast Intelligence Network", Stuxnet est made in USA. Les soi-disant signatures israéliennes  contenues dans le code ne seraient que des leurres. D’ailleurs  endossés sans (trop) protester par Israël, qui selon l’auteur de l’article, ne voit pas que des inconvénients à être désigné comme coupable.  Cela correspond après tout à ses  compétences technologiques et toute démonstration de virtuosité, même par procuration, est bonne à prendre.

Sean note que c’est d’ailleurs le même David Sanger qui le 29 septembre dernier, toujours dans le New York Times,  a informé le monde entier de la présence du mot "myrtus" dans une ligne de code de Stuxnet,  induisant un lien implicite avec le Livre d’Esther, donc Israël. Sean s’amuse de la farce et affirme que les créateurs de Stuxnet  mériteraient un award pour cette diversion.  Avant de conclure,  convaincu de la paternité américaine de l’opération, que tout cela n’est sans doute qu’une juste réponse de l’oncle Sam aux diverses agressions subies  depuis 1979, y compris l’assassinat des marines à Beyrouth… Un commencement de  réponse du berger à la bergère, version yankee ?


Copyrights Nanojv: http://nanojv.com


About these ads