Le dernier exercice de défense passive israélien, Turning Point, met en lumière un scénario catastrophe. Amir Oren, expert des questions militaires pour Haaretz, prend de la hauteur et s’intéresse au rôle dévolu aux unités spéciales.
L’exercice Turning Point intègre la mobilisation de la réserve israélienne dans sa totalité. Selon toute vraisemblance pour mener une opération terrestre de grande envergure en parallèle à des frappes aériennes et des tirs d’artilleries. Classique. Mais selon Oren ce scénario élude une inconnue de taille : les fonctions respectives imparties aux unités d’élite comme : la Sayeret Matkal (unité commando des rens militaires), l’unité Shaldag de l’IAF, la Shayetet 13 de la Navy (ici), l’unité anti-terroriste Yamam, les Maglan (voir ici) et les Duvdevan.
D’après Oren, la capacité opérationnelle des unités spéciales, démontrée à Entebbe il y a 35 ans, n’a jamais été égalée par la suite en temps de guerre. L’opération Yonathan (ou Thunderbolt, mivtsa kadur haraam, autre nom du raid sur Entebbe) était placée sous un commandement unifié Golani et parachutistes. C’est la Sayeret Matkal qui a mené l’assaut, sans avoir à gérer des interactions avec une unité concurrente.
Oren fait remarquer qu’aujourd’hui une opération de ce type devrait intégrer les questions de préséances entre Shaldag, Shayetet 13, Yamam, le Nahal, les Givati et les Kfir (voir ici, vidéo sur le blog de tsahal).
L’expert de Haaretz pose la question de l’harmonisation des rôles au sein des forces spéciales. Un casse-tête face aux pré-carrés des uns et des autres. Pourtant selon lui il faudra mener les futures guerres dans l’esprit de l’opération Entebbe afin que ne se réalise pas le scénario catastrophe de Turning Point 5 (voir ici).
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Publié le 24 juillet 2011
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