Reconnaissance faciale : la guerre.

Publié le 29 juillet 2011

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reconnaissance faciale

La nouvelle arme pour le contrôle d’internet s’appelle la reconnaissance faciale.  Tous les grands cherchent à maîtriser cette technologie.  En septembre 2010 Apple fait l’acquisition du suédois Polar Rose.  Depuis quelques jours , Google mise sur  l’américain PittPatt . Facebook pour sa part a jeté son dévolu sur une start-up israélienne spécialisée sur la réalité augmentée : Face.com, dont la solution scanne des points du  visage pour ensuite extraire du web des images quasi identiques.

Ces technologies utilisées jusqu’à présent par les agences de renseignements entrent maintenant sur internet et occupent le cœur de la bataille pour la capture des internautes. Apple intègre la reconnaissance faciale dans son  système d’exploitation mobile. Google l’injecte sur Google + qui attire déja plusieurs dizaines de millions de membres et Facebook propose ce service à ses 750 millions de fidèles.

Un cran au dessus, le journal économique en ligne Globes met en exergue le partenariat conclu entre l’israélienne Face.com et Coca-Cola Israël autour de la "Like Machine" du village Coca Cola.  Un concept  qui abat les barrières de la vie privée et connecte des teenagers israéliens entre eux. Les jeunes sont munis de puces rfid contenant leur identité digitale et leurs coordonnées  sur Facebook. La reconnaissance faciale est le sésame qui permet de passer du monde réel au monde virtuel. Gros succès.

Eric Schmidt, l’ancien patron de Google, déclarait il y a encore quelques semaines que la reconnaissance faciale était vraiment trop effrayante (too creepy)  et condamnait indirectement le système mis en place par Facebook.   Schmidt parlait même de franchissement de ligne jaune.  Google n’aura pas tenu longtemps la posture. Avec l’acquisition de Pittpatt, la société de Mountain View s’aligne sur  ses compétiteurs et franchit la ligne à son tour.

Meilleur des mondes ou monde meilleur ? Qui vivra verra. Une fois de plus  le problème n’est pas la technologie ou le logiciel quel qu’il soit, mais ce qu’il y a entre le clavier et la chaise : le facteur humain.  Retour aux vieux débat shakespearien, rien de nouveau sous le soleil.

D.B.

copyright NanoJV   ( reproduction intégrale de l’article non autorisée, extraits sourcés seulement)

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