Israël premier Etat quantique

Publié le 7 septembre 2011

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telepathie quantique

Archives NanoJV. Article publié le 7 septembre 2011.

L’univers quantique (notre univers) est étrange: un objet peut être dans deux états à la fois, deux objets peuvent être liés à distance.  Le principe de superposition des états exprime que, tant qu’elle n’a pas été observée, une propriété d’une particule peut avoir simultanément deux valeurs différentes.

Une seconde propriété des particules quantiques est encore plus bizarre. Elle s’appelle le principe de non-localisation. On peut en effet "intriquer deux particules" : on les lie de telle manière que leurs propriétés apparaissent corrélées quand on les mesure et ce, qu’elle que soit la distance qui les sépare au moment des mesures.

Voilà pour la physique des particules. Dans le monde visible de tous les jours, les choses ressemblent très souvent aux principes quantiques. Prenons Israël. Hier le Général Eyal Eisenberg parle de conflit régional imminent avec apparition d’armes de destruction massive (voir ici). Aujourd’hui le général Amos Gilad, l’un des patrons du MoD, affirme que la situation sécuritaire intérieure et extérieure d’Israël n’a jamais été meilleure.  Aucune coalition arabe stable ne menace Israël et les choses sont sous contrôle au Nord comme au Sud.

Si l’on regarde du côté de l’Iran on assiste à des paradoxes tout aussi surprenant.  Toujours sur la métaphore de la physique quantique, NanoJV racontait récemment  à ses lecteurs comment les différents services israéliens (Shin Bet, Aman, Mossad…) jouent parfois entre eux à "Chat de Shrödinger" , mort et vivant à la fois (voir ici).  Le patron sortant d’Aman affirme que l’Iran a déjà suffisamment d’uranium pour faire deux bombes. L’ex patron du Mossad soutient que l’Iran ne l’aura pas avant 2015.

L’économie maintenant. Le moteur high-tech israélien n’a jamais été aussi puissant, pas une semaine sans que ne sorte une innovation révolutionnaire,  Israël est partout et dans tout, aux USA, en Chine, en Europe, en Afrique…

La croissance est insolente,  l’industrie du futur tourne à plein régime, on ne trouve plus assez de programmateurs dans toute la silicon valley israélienne,  et dans le même temps la protestation sociale explose, le peuple est dans la rue ou dans les tentes. Les plus pauvres ? Là encore paradoxe, un manifestant sur 5 appartient à l’élite économique du pays, comme le révèle la start-up d’analyse TrendIT (voir ici).

L’intrication maintenant. Second principe de la physique quantique. Ce concept exprime une corrélation étroite entre deux parties d’un système quantique qu’elle que soit la distance qui les sépare.  Tellement incroyable qu’Einstein lui-même n’y a jamais cru.

Deux particules intriquées sont liées à distance sans que l’on puisse expliquer ni comment ni pourquoi.  La meilleure étude du phénomène aujourd’hui est menée grâce "la boîte noire de Popescu Rorlich" comme le révèle Alexei Grinbaum du Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA) dans le journal "La Recherche" . Sandu Popescu est un chercheur de l’université de Bristol.  Daniel Rorlich exerce à l’université Ben Gourion du Néguev en Israël.

Les travaux en cours ouvrent des perspectives qui dépassent les meilleurs scénarios de fiction. Passons sur la crytographie quantique (voir ici), les applications pourraient aussi révolutionner le monde de la communication.  Grinbaum prend un exemple, imaginons qu’Alice ait envie d’envoyer à Bob un message d’amour. Si elle écrit "je t’aim", Bob comprendra le sens, mais si elle n’écrit que "je t", le message sera trop ambigu. Par contre, si Alice et Bob partageaient une boîte de "Popescu-Rorlich" à non localité maximale, cette corrélation ferait le travail de communication presque à coût zéro. Alice pourrait déclarer son amour en envoyant un simple "j". Du jamais vu! écrit Grinbaum.

Revenons à Israël vu sous le prisme quantique. A ses relations intriquées avec la Turquie. En apparence la distance entre les deux pays se creuse un peu plus chaque jour. Gel des relations militaires, renvoi de l’ambassadeur israélien en Turquie, annonce d’une visite d’Erdogan à Gaza, envoi de la Navy turque en Méditerranée orientale (voir ici), etc.

Les deux pays restent cependant étroitement intriqués. Les relations commerciales entre les deux pays n’ont jamais été aussi bonnes (elle dépassent cette année le volume d’échange entre la France et Israël voir ici). Dans Todays Zaman, Le patron du syndicat des exportateurs turcs affirme que le business avec Israël ne sera pas affecté quoi qu’il arrive.  Jamais les consommateurs turcs ne boycotteront Israël assure-t-il.

La Turquie exporte des dizaines de milliers de véhicules en Israël (voir ici). Ses entreprises de BTP sont associées à plus de 100 réalisations de grande envergure au sein de l’Etat hébreu (voir ici) sans parler des projets futurs dans le secteur de l’énergie.  Israël qui importe son pétrole d’Azerbaïdjan a mis le pied dans les raffineries turques via la multinationale des frères Ofer.  L’excellence de l’armée turque repose en partie sur la technologie israélienne (voir ici).  Sans parler du tourisme, jusqu’à l’an dernier la Turquie était la seconde destination préférée des israéliens (record en 2009 avec 300000 visiteurs israéliens).

Hier sur la radio de l’armée, le général Amos Gilad assurait que les liens militaires avec la Turquie (voir ici) restaient opérationnels. "Notre attaché militaire en Turquie continue son travail".  Tous les observateurs s’accordent à reconnaître que les deux pays perdraient beaucoup en réduisant ou en cessant leurs relations.

Le temps est venu de refermer la boîte de Pandore et d’ouvrir celle de Popescu-Rorlich. Message : Israël, «j»

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