La Turquie et le Liban jouent aux Malouines.

Publié le 14 septembre 2011

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Les réserves gigantesques de gaz découvertes au large d’Israël, assureront son indépendance énergétique pour un demi-siècle et des rentrées énormes grâce aux exportations. Des centaines de milliards de dollars. Sans parler des  centaines de millions de dollars de retombées fiscales qui rentreront dans les caisses de l’État chaque année. Une bouffée d’oxygène énorme pour le pays.

Les efforts investis pour l’exploitation sont à la hauteur des enjeux. La seule plateforme de Tamar pèsera 10 000 tonnes sur 4 étages et sera reliée par 150 kms de tuyaux au différents puits plongeant à 1,5 km de profondeur.

Reste à régler un petit problème. Si les deux gisements se situent bien dans les eaux territoriales israéliennes au regard du droit maritime international, le Liban en conteste le tracé en utilisant un artifice vieux comme le monde:  changer les règles du jeu en cours de partie.

Ainsi le Liban se réfère soudain à la méthode ancienne qui en gros consiste à tirer une ligne horizontale vers l’ouest à partir du point frontière sur la côte. Le procédé permet de descendre vers le sud et de mordre sur la concession israélienne.

L’ennui si l’on peut dire est que la méthode moderne qui prend en compte l’exacte perpendiculaire à la côte est utilisée partout ailleurs  pour définir les frontières maritimes régionales (entre la Syrie et la Turquie, entre l’Égypte, la Jordanie et Israël etc. (cf illustrations plus bas).

Ce qui dérange le Liban c’est que par la bonne méthode  la ligne perpendiculaire remonte vers le Nord. Le gaz est donc bien 100% israélien. Signe de souveraineté, 24 heures sur 24 des drones de combat et de surveillance, frappés du magen david,   tournent autour des sites comme les épées de feu des Textes anciens.

C’est alors que la Turquie (membre de l’Otan et candidate à l’Europe) entre en scène…Mais laissons le journal "Le Monde" raconter la chose. Dans son édition du mercredi 14 septembre, le journal du soir titre en effet sur "les ambitions d’Ankara en Méditerranée Orientale".  Le quotidien, flatteur, ne ménage les  dithyrambes, "Erdogan arrive en Egypte auréolé d’un réputation de champion du monde musulman". Et encore "La Turquie se pose en garant de la liberté de circulation dans la zone" etc…L’acmé est atteint lorsque le Monde souligne la citation du ministre des transports turcs : "Israël se comporte dans cette zone comme les pirates dans le golfe d’Aden"…

Le quotidien poursuit: "Ankara se montre surtout attentif aux explorations menées dans les eaux chypriotes.  L’île de Chypre divisée depuis 1974 et occupée dans sa partie nord, par l’armée turque, est située à une centaine de kilomètres des côtes israéliennes"…

En conclusion, le Monde cite les propos du Ministre des affaires européennes (!!!) turc: " Il est illégal de la part des Chypriotes d’explorer des eaux qui ne leur appartiennent pas. C’est pour de telles raisons que les pays entrent en guerre. C’est pour cela que nous entraînons une armée" a menacé le ministre.

Charmant. Afin de terminer sur une touche un peu plus fraîche, on citera  le refrain d’un grand tube israélien, du groupe Infected Mushroom, intitulé Killing Time tuer le temps. Il est dit  en anglais :  "everything changes to a point that it stops" . Que l’on peut comprendre comme "toute chose a son dénouement" , ou encore la patience a elle aussi ses limites…Voir la vidéo ci-dessous après les illustrations cartographiques.

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Copyright NanoJV (reproduction non-autorisée).

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*Killing Time de Infected Mushroom, les paroles disent : "Everything changes to a point that it stops and it turns around"

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