Radar Turc. L’Iran et la Syrie placés sous bracelet électronique.

Publié le 15 septembre 2011

4


radar x band

Archives NanoJV.  Analyse remontée en une du site en raison de l’actualité dans le Golfe Persique.

(…) L’un des radars les plus puissants du monde sera prochainement installé  en Turquie par l’OTAN dans la province de Malatya où se trouve la base de commandement aérien d’Erhaç. (L’armée de l’air turque avec 60000 hommes et 800 avions est la troisième de l’OTAN devant la France).

L’installation électronique, matérialisée par des dômes, sera déployée  à Kurecik à 1800 mètres d’altitude. Selon certains experts, le radar utilisé permet de suivre un objet de la taille d’une balle de tennis  à plusieurs milliers de km de distance.

L’agence russe Ria Novosti  estime que ce  nouveau dispositif de l’OTAN  servira à détecter les lancements de missiles sur le territoire iranien et qu’il ne peut  pas matériellement être utilisé contre les forces stratégiques russes. Notamment en raison du bouclier naturel formé par  la crête du Caucase et les montagnes à l’est de la chaîne pontique qui culmine à 4000 mètres.

En tout état de cause les sites de lancements russes sont situés en Sibérie et les trajectoires potentiellles passent au dessus du Pôle. Pour l’agence russe, les  seuls États  de la région visés par le nouveau radar turc sont sans ambiguïté : L’Iran et la Syrie.

Une base d’interception dotée de missiles antimissiles SM-3 Raytheon sera établie en 2015 par les USA  en Roumanie sur la base de Deveselu. (Le site dédié fait 175 hectares et emploiera 200 civils et militaires). Ce  bouclier est destiné à protéger l’Europe de missiles balistiques tirés depuis le Moyen-Orient.

Le site de l’Otan explique que "les missiles représentent une menace croissante pour les populations, le territoire et les forces déployées de l’OTAN. Plus de trente pays disposent déjà ou font actuellement l’acquisition de missiles qui pourraient être les vecteurs non seulement de charges conventionnelles mais aussi d’armes de destruction massive".

Israël dispose pour sa part de ses propres systèmes de détection et de contre-mesures (voir la vidéo ci-dessous). Dans la pratique tous les systèmes à composantes  américaines sont  cependant interopérables. Y compris le futur radar turc.

*

Copyright NanoJV (reproduction non-autorisée).

*

*

*

About these ads