Israël et l’Iran visent le contrôle des communications satellites. Selon des approches différentes.

Publié le 7 octobre 2011

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satellite israel

Archives NanoJV.  Cet article publié par NanoJV le 7 octobre 2011 , remonte à la une du site en raison de l’actualité.

Les deux principales puissances militaires du Moyen-Orient se mesurent sur tous les fronts: terre, air, mer, espace et cyberespace.  Dans ce dernier domaine, Israël possède une avance certaine et ses lignes de défense résistent bien  jusqu’ici face à un déluge d’attaques cybernétiques. En revanche  l’Iran est encore à la traîne et a subi l’an dernier une première défaite avec l’incursion d’un ver informatique au cœur de son programme nucléaire ultra-protégé (voir ici).

Israël et les USA ont été montrés du doigt sans qu’aucune preuve scientifique  ne conforte l’hypothèse. Des experts réputés ont d’ailleurs avancé des pistes et des scénarios beaucoup plus dérangeants pour la communauté informatique. A tout hasard l’Iran a lancé par pirates interposés une opération de cyber-représailles signée et revendiquée, baptisée "Tulipe Noire", causant des dégâts importants au sein de l’opposition iranienne et en Europe, notamment aux Pays-Bas (voir l’article de NanoJV ici).

Dans le secteur de l’espace Israël dispose d’une solide expérience et bénéficie là aussi de nombreuses d’années d’avance ce qui oblige l’Iran, 9ème puissance spatiale, a mettre les bouchées doubles et à annoncer de prochains vols habités voire à plus longue échéance des projets sur Mars (voir ici).  Mais ce qui retient l’attention dans l’immédiat c’est la bataille des satellites.

Grâce à leur flotte d’appareils en orbite, les israéliens ont la capacité d’observer et d’analyser tout ce qui ce qui bouge au Moyen-orient avec une précision stupéfiante (voir ici). De jour comme de nuit.  L’Iran n’a pas la même maîtrise et se contente là encore de jouer la carte défensive et asymétrique. Ainsi, Téhéran annonce cette semaine avoir mis au point des nouveaux dispositifs de brouillage. Trois nouveaux appareils ont été dévoilés : le premier est un simulateur de guerre électronique baptisé Shahed, le deuxième est un testeur de radars appelé Sabah et le troisième un brouilleur de GPS entièrement fait maison.

L’objectif N°1 pour l’Iran est de pouvoir détourner des missiles guidés de leur course ou à défaut d’en altérer la précision.  Les israéliens de leur côté creusent l’avantage et conquièrent des parts de marché dans le secteur spatial.  Le journal Globes donne en exemple la société israélienne Gilat Satellite qui se lance encore plus fort sur le marché de la défense US.

Cette société s’est dotée d’une nouvelle division ad hoc de 300 personnes dirigée par un ancien général de Tsahal  ex-commandant de l’unité d’élite Egoz.  Pour être au top de l’état de l’art, Gilat a fait l’acquisition récemment de deux sociétés très pointues dans le secteur des télécoms de défense: RaySat spécialisée dans les antennes mobiles et Wavestream, experte en amplification de radio-fréquences.

Ces technologies sont intégrées en permanence sur les navires, les drones et les aéronefs de combat.  Un marché US estimé à 4 milliards de dollars sans parler de la sécurité intérieure et des opportunités à l’export hors USA.  Pour le patron de la division défense de Gilat, le fait d’être une société israélienne liée à Tsahal est un avantage compétitif très précieux sur le sol américain.

A suivre.

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D.B.

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