Nohal Hannibal: le code anti-kidnapping de Tsahal

Posted on 22 novembre 2011

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Nohal Hannibal

Le code ou la procédure Hannibal (*). Éviter à tout prix l’enlèvement d’un soldat. En cas d’occurrence, la priorité absolue est d’arracher par tous les moyens le, ou les soldats des mains de leurs ravisseurs. Après sommations d’usage, des tirs à l’arme légère effectués de préférence par des snipers visent les ravisseurs. La directive Hannibal stipule également que si les terroristes utilisent un véhicule, tout doit être  entrepris pour l’immobiliser immédiatement.

Pendant l’opération Cast Lead, sur la chaîne israélienne Arutz Eser, un officier Golani affirmait que ses soldats se feraient sauter avec une grenade plutôt que de tomber aux mains de ravisseurs.

Il y a un peu moins d’un mois, le journal de centre gauche Haaretz qualifiait Hannibal  de  directive "orpheline", non écrite, fantôme, dont la réalité est officiellement niée par Tsahal. Selon laquelle "un soldat mort vaudrait mieux qu’un soldat kidnappé".

Il y a dix jours le chef d’État Major de Tsahal en personne  supervisait un exercice mettant en scène la directive Hannibal dans la vallée du Jourdain. Une simulation sensible menée par l’unité des Lions de la 162ème division blindée.

Hannibal existe bien. Simple question de nuances et de circonstances. Il va de soi par exemple que viser un véhicule par un tir d’obus, afin de tuer délibérément un soldat aux mains de ses ravisseurs constituerait un ordre totalement illégal.

Tout réside donc de manière générale dans la capacité de discernement sur le terrain. Un exercice dont l’armée de défense d’Israël  s’acquitte le mieux possible. En effet, depuis la création de l’État hébreu, alors que Tsahal dispose d’une supériorité technologique et stratégique écrasante sur ses adversaires, le nombre total de victimes des guerres successives équivaut "seulement" à celui des victimes du récent conflit libyen. De l’ordre de 50000.  Le conflit israélo-arabe, toutes victimes confondues, ne vient ainsi qu’en 49ème position de tous les conflits du demi-siècle écoulé.  Qui peut nommer sans en oublier un seul les 48 autres ? Après seulement on reparlera d’Hannibal.

(*) Hannibal s’est donné la mort en -183 avant l’ère commune, en absorbant du poison pour ne pas tomber aux mains de ses ennemis.  Le grand stratège carthaginois concepteur du franchissement des Alpes à la tête d’une unité d’éléphants de combat avait également déclaré : "Nous trouverons un chemin… ou nous en créerons un". Toujours d’actualité.

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Nano & Mitz 


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