Le patron de l’Export Institute israélien annonce que 1/3 de l’industrie israélienne est menacé par la crise en Europe. 25000 emplois industriels seraient déjà dans le collimateur sans parler de l’effet domino sur les services. Le pronostic vital de 500 usines serait engagé. L’alternative est un redéploiement israélien massif vers l’Asie comme le rapporte le journal économique Globes qui cite en priorité la Chine, l’Inde, le Brésil, le Vietnam et ajoute même en prime la Russie.
De facto la Chine par exemple est aujourd’hui non seulement un atelier de production pour Israël mais aussi un gros importateur d’électronique et de logiciels. NanoJV évoquait l’an dernier les accords de recherche et développement passés entre Jérusalem et Pékin, y compris dans le secteur de la voiture électrique avec le leader chinois de l’automobile. 1000 start-up israéliennes s’intéressent ainsi aux 60 plus grands parcs industriels chinois.
Les secteurs d’intérêts communs sino-israéliens sont les énergies renouvelables, la pollution de l’air, les technologies agricoles incluant les agri-biotechnologies, mais aussi dans un futur proche: les nanotechnologies.
En 2010, on disait :
"De manière générale l’offensive actuelle d’Israël en direction de la Chine est renforcée par le pessimisme des milieux d’affaires israéliens sur le business avec l’Europe. Selon eux, le pouvoir d’achat européen est plombé pour longtemps comme le souligne la chute régulière des exportations israéliennes vers le vieux continent. Certes, l’Europe représente aujourd’hui 1/3 du commerce israélien. Mais les lignes bougent. Sur le tableau de bord de l’Export Institute de Tel-Aviv, les courbes vont bientôt se croiser au profit de l’Asie".
L’un des risques pour l’Europe (hors Allemagne peut-être) est de voir imperceptiblement s’éloigner d’elle, l’une des premières sources d’innovation mondiale (la silicon valley israélienne). A titre d’illustration, on comptait dans le cadre de l’accord gouvernemental franco-israélien, 110 projets de recherche et développement conjoints en 2005. Combien aujourd’hui ?
Mais en tout état de cause comme l’a compris la Silicon Valley israélienne l’innovation technologique ne suffit plus. Les sociétés high-tech chinoises emploient en effet 9,6 millions d’ingénieurs soit 2 millions de plus que l’ensemble de la population israélienne. L’Inde a formé 350 000 ingénieurs l’an dernier, soit trois fois plus que le nombre total de tous les ingénieurs israéliens en activité. Face à cette "coopétition" inégalée en quantité et en qualité, Israël mise de plus en plus sur sa nouvelle "vista" combinée à des alliances stratégiques. L’Europe est-elle prête à suivre ce nouveau modèle et à transformer ses vulnérabilités en nouvelles opportunités, ou poursuivra-t-elle vers un déclin inexorable… sans Israël.
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HAIM
5 décembre 2011
Compte tenu de la qualité et de l’innovation permanente de ses ingénieurs éminents de ses bio technologistes de ses chercheurs de ses médecins de ses enseignants et de tous ceux qui participent par leur courage surhumain en serrant les dents face à l’adversité, au développement exponentiel de la terre Sainte.
Nul doute que non seulement aucune de ses industries n’aura à souffrir de la crise économique en Europe mais bien au contraire le monde se rapprochera de lui pour comprendre la raison de ce miracle exceptionnel
gakwaya
6 décembre 2011
L’Europe ne se relèvera pas.Elle perdu prise sur ce qui assurait sa puissance.Elle n’a plus les moyens d’user et d’abuser des instruments du néocolonialisme mises en place après la seconde guerre mondiale.De nouveaux acteurs se sont invités à table et ils sont plus riches et ont de l’appétit.