Les américains viennent de perdre en Iran le nec plus ultra de leurs avions pilotés à distance. Ils invoquent une panne qui ne convainc pas, tandis que les iraniens affirment avoir pris le contrôle électronique du drone qu’ils ont fait atterrir en douceur à 250 km de la frontière. Près de l’endroit où en 1980 un hélicoptère et un avion C130 américains étaient entrés en collision lors d’une opération secrète virant au fiasco.
Une agence russe révélait en octobre dernier que le Kremlin avait livré à Téhéran l’un appareil de guerre électronique les plus avancés d’une portée de 150 km. Officiellement pour un usage passif, uniquement réservé à la détection. Mais en mode offensif ce système permet entre autres d’abattre des drones.
Par pure coïncidence, le mois dernier les russes lançaient une sonde spatiale en direction de Phobos, le satellite de Mars. Cette sonde sophistiquée n’a malheureusement pas dépassé l’orbite terrestre suite à une défaillance de son système de commande et contrôle. Gorgée de 10 tonnes de carburant ultra-toxique, elle retombera prochainement sur terre avec perte et fracas. Mais c’est une autre histoire.
Certains en Russie accusent un puissant dispositif électronique américain basé en Alaska d’avoir -involontairement? – neutralisé la sonde russe. La station de Gakona est pointée du doigt. C’est en effet le site du programme HAARP dont les antennes émettent des faisceaux électromagnétiques concentrés vers la haute atmosphère (l’Europe et la Russie font les mêmes expériences). Ce programme secret est chargé de tous les méfaits par les détracteurs de l’Amérique: changement climatique, contrôle des esprits, tremblements de terre, etc…Pratique, on peut allonger la liste à l’envi sans être contredit. Certains ne s’en sont pas privé pour expliquer l’échec du lancement de Phobos Grunt, la sonde de Moscou.
Les américains rejettent l’hypothèse et disent pour leur part avoir détectés grâce à leurs radars, deux petits débris d’une dizaine de cm qui se sont séparés de la sonde russe et pourraient expliquer la perte de contrôle.
On a donc le choix des interprétations pour expliquer les récents fiascos aéronautiques. Soit les systèmes électroniques des uns et des autres deviennent de plus en plus performants et tout ce qui vole, court et rampe est désormais menacé (voir ici), soit les sondes spatiales, les drones et autres aéronefs ne sont pas aussi fiables qu’on pouvait le croire. Soit les deux. Sortons les parapluies, c’est plus prudent.
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Publié le10 décembre 2011
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