RQ 170 : Les américains démolissent la thèse iranienne, en 10 points.

Publié le 20 décembre 2011

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On sait maintenant que le drone furtif s’est crashé. Que de l’aveu des iraniens eux-mêmes, il n’a pas été détecté par radar. Qu’il a été repeint par les iraniens. Reste le mystère du détournement. Les américains ont toujours soutenu que l’avion sans pilote a été victime d’une panne et que les iraniens n’ont fait que le ramasser et en rassembler les morceaux après le crash accidentel. Dans Wired (Danger Room) et dans le Washington Post des experts démontent la thèse iranienne. Voici les principaux points exposés :

1) Le système GPS des drones militaires est crypté en code P (Y) non craquable.

2) L’un des meilleurs experts américains fait remarquer que si les hackers iraniens étaient capables d’un tel exploit,  ils ne perdraient pas leur temps avec un drone, ils attaqueraient les banques occidentales…

3) Le code P(Y) est transmis sur les fréquences L1 et L2. Les iraniens auraient donc pu brouiller les deux fréquences pour obliger le système GPS du drone à passer sur le code civil non sécurisé, assez facile à compromettre. Ce scénario supposerait cependant que le système du drone soit programmé pour passer du code militaire au code civil [C/A] en cas de problème…Hum, hum.

4) Qui plus est, les drones militaires disposent de contre-mesures les protégeant  des attaques de spoofing connues depuis…30 ans et abondamment documentées y compris par l’armée américaine elle-même dans des documents en ligne (cf par exemple : USAF-Guerre electronique asymetrique].  Des antennes spéciales disposées au sommet du drone neutralisent les signaux de spoofing et les tentatives de brouillage.

5) La taupe iranienne interrogée par le Monitor prétend que le drone s’est abimé à l’atterrissage en raison d’une différence d’altitude entre le lieu de l’atterrissage et celui de la base de départ. Cette explication amuse les experts qui font remarquer que si les iraniens étaient capables de reprogrammer le système comme il le prétendent, ils auraient également pu maitriser la différence d’altitude sans problème. Cela n’a pas été le cas puisque le drone s’est crashé.

6) Selon un spécialiste américain, si les choses se sont réellement passées comme le dit la taupe iranienne, il y a deux possibilités. Ou bien l’ingénieur a utilisé un matériel étranger dont il ne maîtrise pas le mode d’emploi…Ou alors, toute l’histoire du détournement est inventée.

7) L’infection constatée sur la base de Creech dans le Nevada  (base de pilotage à distance des drones)  est survenue parce qu’un opérateur indélicat s’est connecté pendant le service (bravo) sur un jeu en ligne de type Mafia Wars truffé de malwares. Et non pas à la suite d’une attaque cybernétique ciblée. Il n’y a pas donc pas eu de complot contre le drone furtif.

8) Les autorités américaines font aussi remarquer que le drone furtif n’est pas équipé de système d’autodestruction comme cela a été dit et que l’intelligence embarquée est  réduite au minimum justement pour limiter le reverse engineering en cas de capture.

9) Enfin, il est précisé que les données embarquées sont lourdement cryptées et non exploitables.

10) Quant au reverse engineering éventuel, les spécialistes du Pentagone estiment qu’avant que  l’Iran ne puisse en tirer parti, tout sera devenu obsolète (voir ici).

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Lire toute la saga du RQ170 ici.

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Copyright NanoJV (reproduction non autorisée).

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Voici la version ludique mise en ligne par les taïwanais de NMA :

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