"L’information" est à prendre avec beaucoup de recul et d’altitude. Elle est rapportée par le site américain Wired avec une certaine ironie.
Retour sur l’affaire: en décembre dernier, l’Iran affirme avoir capturé un drone furtif américain. Les images de l’avion sans pilote posé sur un écrin qui masque le train d’atterrissage font le tour du monde et médusent l’opinion publique internationale.
L’effet est saisissant en effet, l’appareil semble tout juste sorti de son moule tant il brille et apparaît au premier regard, miraculeusement intact. Des images d’atterrissage parfaitement maîtrisée injectées sur Youtube et les chaînes de télévision parachèvent le miracle (voir ici). La science iranienne peut détourner les meilleurs drones du monde.
Mais nous n’étions pas au bout de l’émerveillement. C’est sur un forum spécialisé qu’un ingénieur iranien a révélé le scoop le plus incroyable. Les experts pensaient que l’Iran avait utilisé des brouilleurs russes et reprogrammé le GPS du drone en piratant un satellite. Ils étaient en fait très en dessous de la réalité.
Le scientifique iranien (dont on peut consulter ici le site en français) affirme être le concepteur de la capture du drone. La technologie employée est tellement avancée que certains parlent de science-fiction. Justement, Keshe (c’est son nom) confirme l’emploi de procédés spatiaux totalement futuristes. On savait que l’Iran était expert en aéronautique et spatial mais là c’est le choc, et la science occidentale doit reconnaître qu’elle est cette fois totalement dépassée.
Keshe et son équipe ont utilisé des champs de force pour enfermer le drone dans un maillage magnétique et le poser doucement au sol. Le mystère se dissipe un peu lorsqu’on apprend qu’en fait cette technologie d’avant-garde fait partie d’un programme top-secret qui combine l’usage de matière noire et d’antimatière. Pour vulgariser à outrance le programme porte sur la conception d’engin de nouvelle génération que des non-spécialistes pourraient qualifer de soucoupes volantes. Ces aéronefs de science fiction ont la possibilité d’absorber et brouiller tous les signaux électroniques tout en émettant des rayons tracteurs.
Mais soudain la sonnerie du réveil retentit, juste le temps de se frotter les yeux et Wired massacre le rêve. On a demandé au porte-parole du Pentagone ce qu’il pensait de toutes ces révélations et il a répondu sans ciller " Dites à Keshe que le Secrétaire d’État à la Défense souhaite récupérer vite fait son sabre-laser". Wired en profite pour faire un étrange parallèle. Pendant la seconde guerre mondiale les, hum, nazis, avaient mis au point des projets d’appareils furtifs récupérés après guerre par les USA dans le cadre d’un programme spécifique. Des prototypes d’ailes volantes ont pu silloner le ciel américain à l’époque et être pris pour des OVNI lors des essais.
La boucle est bouclée pour Wired qui fait la pirouette et conclut, moqueur, quoi de plus normal dans ces conditions que le RQ170 lointain descendant des OVNI des années 50 soit à son tour capturé par le rayon tracteur à la Star Trek, d’une soucoupe volante iranienne (voir ici). Du troisième degré bien sûr. Et une chute très peace and love puisque le savant iranien affirme qu’il met ses découvertes au service de la paix universelle et ne rêve que d’une humanité réconciliée autour de la conquête spatiale.
Pour redescendre sur terre, on mentionnera qu’il est de moins en moins certain que l’Iran dispose des capacités et de la technologie de piratage permettant de détourner un drone furtif. Que tous les experts s’accordent à dire que le drone exposé était en 3 morceaux recollés (ici) et repeints couleur flamby (relire tout l’argumentaire sur l’imposture ici) et s’est donc crashé accidentellement. Thèse maintenue par le Pentagone, toujours embêté par l’affaire mais en minimisant son impact. Car avant que l’Iran ne copie le drone ses matériaux et son équipement, l’appareil sera totalement dépassé et l’Iran ruiné par l’effort de guerre. Quant à l’électro-optique embarquée c’était loin d’être le nec plus ultra selon les américains. Sans parler des logiciels que l’Iran s’était promis de craquer en un claquement de doigts puis de livrer au monde les secrets les plus intimes de la Bête . Depuis silence radio. Il y a un bug dans la soucoupe ?
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Copyright NanoJV (reproduction non autorisée, extraits sourcés seulement).
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Illustration: "Persian Mayhem" par le producteur de Dubstep Israélien, Shekel.
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Traduction en espagnol de l’article de NanoJV effectuée et mise en ligne par le site spécialisé "Cazas y Helicopteros" ici
Un académico iraní sostiene que el UAV RQ 170 fue capturado con una tecnología digna de X-File.
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chancel
14 janvier 2012
Dès le début votre article est très bien rédigé pour faire avaler la couleuvre, j’avais compris qu’il y avait un serpent. Il faut dire que je m’amuse à faire avaler à mes interlocuteurs des faits non "plausibles". Ces interlocuteurs ont pourtant un diplôme supérieur. La technique est de commencer par parler d’un fait reconnu et donc l’esprit qui écoute devient perméable et à ce moment avec un minimum, quand même, de technique oratoire comme "hésiter comme pour chercher le mot exact". A la fin Il faut marquer, soi-même, un certain étonnement devant l’originalité de ce qu’on vient de dire. ET hop! c’est avalé.C’est jouissif.
NANOJV JOINT VENTURES CONSTRUCTOR
14 janvier 2012
Oui il y a de nombreux exemples dans l’actualité.
Par exemple des organisations qui, dans un passé récent se sont singularisées en épousant les thèses révisionnistes les plus abjectes et en apportant leur soutien à Saddam Hussein (39 scuds) tout en crachant sur les USA, se font aujourd’hui passer pour les meilleurs amis d’Israël.
Et dire qu’il y a des âmes naïves pour gober…
Yéhoudi
14 janvier 2012
ce Kessse-Kesssse (ustensile de cuisine maghrébin pour "filtrer" la semoule du couscous) a fort bien intégré les cours de son Maitre qui fut connu sous le nom d’ Isaac Asimov
un juif russo-iranien
naomi
15 janvier 2012
;-)
Yéhoudi, qui jamais ne dort, ni ne sommeille…