Heurter, choquer ou inquiéter une fraction quelconque de la population. En Europe c’est 100% légal.

Publié le 26 janvier 2012

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Jerome Bosch Enfer

On pense connaître son pays, on pense connaître les lois. Et puis soudain tout s’écroule. Y aurait-t-il quelque chose de pourri au Royaume d’Europe ?

Voilà c’est "Amnesty International" qui le dit dans un communiqué, verbatim :

"La Cour européenne des droits de l’homme a estimé dans plusieurs décisions que la liberté d’expression valait non seulement pour les idées inoffensives, mais aussi « pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent l’État ou une fraction quelconque de la population".

L’extrait qui précède figure dans le communiqué mis en ligne par Amnesty en réaction à l’adoption par le Sénat de la proposition de loi visant à contester les génocides. Le communiqué est intitulé : "France. La «proposition de loi sur le génocide arménien» menace la liberté d’expression". Suit ce texte :

Adoptée par le Sénat français le 23 janvier 2012, une proposition de loi visant à pénaliser la contestation publique d’événements constituant un « génocide » aux termes de la loi française porterait atteinte à la liberté d’expression, a déclaré Amnesty International ce mardi 24 janvier.

Adoptée par le Sénat français le 23 janvier 2012, une proposition de loi visant à pénaliser la contestation publique d’événements constituant un « génocide » aux termes de la loi française porterait atteinte à la liberté d’expression, a déclaré Amnesty International ce mardi 24 janvier.

La France a déclaré officiellement par une loi de 2001 que les massacres et les déplacements forcés de grande ampleur perpétrés contre les Arméniens dans l’Empire ottoman en 1915 constituaient un génocide.

La proposition de loi récemment votée prévoit des sanctions allant jusqu’à un an d’emprisonnement et/ou une amende de 45 000 euros pour les personnes reconnues coupables d’avoir « contesté ou minimisé de façon outrancière » de tels événements.

« Si elles entrent en application, ces dispositions, contraires aux obligations internationales de la France en matière de respect de la liberté d’expression, pèseront sur le débat public de façon très négative, a déclaré Nicola Duckworth, directrice du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International.

L’intégralité de l’article est en ligne sur le site d’Amnesty International (ici).

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"En attendant : vive les idées qui heurtent, choquent ou inquiètent l’État ou une fraction quelconque de la population! ".  Pourquoi se priver de suivre les recommandations de la Cour Européenne. En bon précurseur "Tonton" avait déjà beaucoup fait à l’époque pour la liberté de la bande FM, y compris en Afrique.  La liberté d’expression sous toutes ses formes, c’est sacré.  Tous les grands démocrates le savent :

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