L’Amérique rêve de la Lune, la Russie rate Phobos et l’Afrique reçoit un morceau de Mars.

Publié le 28 janvier 2012

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mars phobos grunt mont olympe

Les Américains restent, quoi qu’on en dise,  les plus visionnaires et les plus créatifs (avec les Israéliens). Ils sont les seuls à pouvoir faire de la conquête spatiale un thème de campagne crédible pour des présidentielles.

Là où les autres se replient sur eux-mêmes et font le gros dos face à la crise, les Américains déploient leurs ailes.  Il y a cinquante ans, JFK promettait d’envoyer un homme sur la Lune, aujourd’hui le candidat US  Newt Gingrich propose d’inaugurer une colonie lunaire à l’horizon 2020. Avec 13000 personnes,  le bon quota pour  pouvoir créer un nouvel État dans l’espace a-t-il plaisanté (voir ici)

Les russes sont eux aussi dans la course spatiale mais avec quelques déboires, après avoir visé un satellite de Mars,  ils ont perdu le contrôle de leur sonde Phobos-Grunt au cours d’une première mise en orbite,  en novembre dernier.  (voir ici)

Après quelques péripéties, Phobos-Grunt, chargé de plusieurs tonnes de carburant toxique est retombé dans l’océan au large de l’île chilienne de Wellington, le 15 janvier dernier.

Les américains se sont contentés de donner une estimation du moment de la chute et, exceptionnellement, n’ont pas publié d’autres précisions.  En règle générale,  l’US Stratcom partage en temps réel toutes les infos concernant les chutes d’engins spatiaux  sur son site Space Track.  Mais là pour une fois, rien.

De quoi alimenter la parano de la Russie dont certains militaires  accusaient les américains d’avoir neutralisé les systèmes de contrôle de la sonde grâce à de puissants faisceaux électroniques  émis à partir de l’Alaska (le fameux programme Haarp, source de nombreux fantasmes).

Cerise sur le gâteau, les américains ont également refusé la proposition russe de participer à l’enquête sur les causes de la perte de contrôle de la sonde. Ambiance…

Reste qu’il n’est pas nécessaire de monter des programmes complexes vers Mars pour collecter des échantillons de la planète Rouge. Ils atterrissent tout seuls sur terre. Phénomène extrêmement rare,  la dernière chute de météorite martienne a été observée  en juillet dernier au Maroc à Tissint.

Après plusieurs mois d’étude des échantillons, l’origine martienne de la météorite a été confirmée. Les fragments collectés par les habitants valent plusieurs millions de dollars, plusieurs fois le prix de l’or en raison de la rareté de ce type d’objet 100 % extra-terrestre.

La provenance de la météorite est située sur le Mont Olympe, le plus grand volcan de Mars, dont la base fait la superficie de la France et la hauteur plus de trois fois l’Everest. Une  violente chute d’astéroïde sur mars, dans la région du Mont Olympe, aurait provoqué la formation de la météorite qui s’est écrasée sur terre.

La première vidéo montre  un échantillon de la météorite  de  Tissint, au Maroc.  Les deuxième et troisième vidéos présentent des images du lieu d’origine supposé de la météorite :  le volcan Olympe sur la planète Mars (la coloration blanche est due à un phénomène optique).  La dernière vidéo, tournée en France,  montre la chute d’une  météorite en juillet dernier également.

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Copyright NanoJV (reproduction non autorisée).

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Lire ici l’article sur les phénomènes célestes inexpliqués en Israël.

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