Les centrales nucléaires sont vulnérables aux cyber-attaques. Parole d’expert.

Publié le 2 février 2012

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centrales nucléaires sensibles aux cyber attaques

Le site spécialisé Si vis pacem para bellum  (recommandé par NanoJV) sort de sa réserve et tape du poing sur la table :  

"Une centrale nucléaire serait protégée de toute tentative de cyberattaque parce qu’aucun ordinateur n’est relié à Internet ou que les systèmes sont particuliers, ce que l’on appelle dans le jargon “propriétaires” ? Incompétence !"

Et pour illustrer son propos "Si vis" apporte deux exemples américains (on est jamais trop prudent) :


Le premier cas concerne la centrale nucléaire de Hatch en 2008. Le 7 mars, une simple mise à jour entraîne la remise à zéro de l’ensemble des données du système de contrôle. Les dispositifs de sécurité reçoivent soudain des données erronées indiquant une fuite dans la piscine servant au refroidissement des barres de combustible nucléaire. L’arrêt d’urgence est déclenché. Sans conséquence… pour cette fois. A l’origine du problème : des logiciels  de série, prêts à l’emploi, interfacés avec des systèmes de contrôle industriels.

Deuxième exemple se déroule à la Centrale Nucléaire de Brown Ferries en Alabama. 6 mois avant l’incident précédent. Là aussi un arrêt d’urgence, mais manuel à la suite d’une saturation des réseaux de contrôles de la centrale. Deux équipements vitaux se trouvent en effet soudainement submergés de données au point de dysfonctionner : le contrôleur déminéralisateur de la centrale et les pompes de recirculation. L’origine du problème, impliquant des  micro-processeurs, n’a pas pu être identifié.

Ces deux exemples montrent que des failles importantes peuvent se loger dans des infrastructures critiques à la suite de mauvaises pratiques ou de défauts de conception. Selon "Si Vis":

"les spécialistes s’accordent à dire que l’interconnexion de systèmes assez différents, leur hétérogénéité et d’autres subtilités ne rendent pas impossible des scenarii de cyberattaques, mais qu’ils sont difficiles et complexes".

Stuxnet et Duqu ont montré que la difficulté et la complexité ne constituaient pas un obstacle majeur pour des équipes déterminées. Si Vis reste cependant, hélas, dans le politiquement correct en rapportant sans aucune preuve que Duqu et Stuxnet sont le fait d’un ou plusieurs États "qui sont les seuls acteurs à posséder le savoir, les ressources, les moyens et les compétences" (Israël et les USA sont visés même si leurs noms ne sont pas mentionnés). Pourtant Si Vis devrait se souvenir de l’alerte suivante, vite étouffée il est vrai, et qui démontre tout le contraire : Ici.

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Copyright NanoJV (reproduction non autorisée, extraits sourcés seulement).

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