Liquidation de Merah. Ehud Barak dit bravo mais Yamam émet des réserves. Certains évoquent un échec opérationnel.

Posted on 23 mars 2012

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yamam unite anti terroriste israelienne

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Simulation de prise d’otages par un groupe  terroristes. Les négociations sont menées par les premières forces sur le terrain, tandis que l’assaut se prépare. Question: qui portera l’estocade: la sayeret  matkal ou yamam? Plusieurs cultures militaires sont en effet en « coo-pétition »…(Yamam, acronyme de Yeh’ida Merkazit Meyouh’edet unité d’élite antiterroriste israélienne, ne pas confondre avec Yamas, voir ici).

Aperçu de la polémique autour de l’intervention du Raid, verbatim :

D’anciens responsables militaires et de sécurité israéliens critiquaient vertement vendredi la gestion de l’assaut de Toulouse par la police française, qui a échoué à capturer le suspect vivant, malgré le temps et la latitude considérables dont elle a disposé.

  •     « Qui attend 30 heures quand il n’y a pas d’otages ? Toute l’opération ressemble à une démonstration de stupidité », assène Alik Ron, ancien chef de l’unité d’intervention de la police israélienne et des forces spéciales des parachutistes, cité par le quotidien Maariv.
  •     « Je présume que l’ordre était de le capturer vivant, mais il y a une limite. On ne le laisse pas pendant 32 heures en lui donnant un téléphone pour parler au monde entier et le transformer en chahid (martyr en arabe, NDLR) et en héros », vitupère-t-il ».

              (…)

  • Les dirigeants israéliens avaient néanmoins rendu unanimement hommage jeudi à l’action de la police et des services de sécurité français lors du siège du domicile du tueur présumé de sept personnes, dont trois enfants et un enseignant d’une école juive de Toulouse.
  •     « Les Français agissent avec force et intelligence. Toutes les institutions, du président aux services de sécurité, se sont mobilisées pour arrêter et traduire en justice le tueur », avait affirmé le ministre de la Défense Ehud Barak à la radio publique, avant l’annonce de la mort de Mohamed Merah.

Danny Yatom, ancien patron du Mossad et ex commandant des forces spéciales souligne que le Raid avait reçu « la mission très complexe de capturer Merah vivant. Si l’ordre avait été de la prendre mort ou vif, les choses se seraient vite terminées ».

Le Raid, l’unité d’élite de la police, n’a pas su utiliser les moyens de « ruse et de dissimulation » et ainsi permis à Mohamed Merah de garder l’initiative, affirme dans une analyse publiée par le Yediot Aharonot un ancien officier des forces spéciales, Lior Lotan, qui dirige un centre de recherche sur le terrorisme.

Un ancien officier des commandos, Uri Bar-Lev, considère que « ce n’est pas comme cela que se comporte une unité professionnelle pour combattre le terrorisme ». 

Et côté français :

Christian Prouteau créateur du GIGN :

  • « Cette opération a été menée sans schéma tactique précis ». « 
  • Comment se fait-il que la meilleure unité de la police ne réussisse pas à arrêter un homme tout seul ? ».
  • « Il fallait le bourrer de gaz lacrymogène. Il n’aurait pas tenu cinq minutes. Au lieu de ça, ils ont balancé des grenades à tour de bras. Résultat : ça a mis le forcené dans un état psychologique qui l’a incité à continuer sa « guerre ».

Concernant le voyage de Merah en Israël,  dans un entretien au Monde, Bernard Squarcini, le patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), révèle que « ce touriste » aurait même été brièvement interpellé, à Jérusalem, en Israël, porteur d’un couteau. Entendu brièvement dans un commissariat, il est relâché.

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Posted in: Terrorisme, TSAHAL