Extrait de la fiche N°25, intitulée "Mistral 1 (France)" qui se trouve en page 137 du rapport d’expertise de 314 pages
[Rapport-Expertise-Destruction-en-vol-du-Falcon-50-Kigali-06-04-1994]
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Citation in extenso :
Origine : CMatériele (sic) monté sur tripode, il est développé en 1979 sous le nom de "Mistral" ; les premiers essais de tir ont lieu de 1983 à mars 1988. La mise en service opérationnelle est prononcée en janvier 1990, il est utilisé en 1991 durant la guerre du Golfe, mais c’est en 1996 qu’arrive la première commande à l’export.
Descriptif : Le système se compose du missile dans son tube de lancement, du tripode avec mât vertical, d’un boîtier électronique de commande, d’un système de visée de jour, d’une batterie externe et d’un système de refroidissement, avec en option un dispositif de visée de nuit (caméra thermique) et un interrogateur IFF. Le système complet, démonté, se compose de 2 colis de 20 kg.
Fonctionnement : Le tireur acquiert la visée en gisement puis en site. Le réticule de pointage lumineux et continu est affiché. Le tireur appuie sur la détente, une fois initié le système peut fonctionner 45 s. Le propulseur d’accélération éjecte le missile à 40 m/s. A 15 m du tireur, le propulseur de croisière démarre et le missile est guidé sur la cible par autoguidage infrarouge (navigation proportionnelle) en utilisant un gyro en tant que référence. La durée maximale de vol est de 14 s.
Portée : 300 à 6 000 m à 800m/s.
Pays utilisateurs : France, Brésil, Brunei, Chili, Autriche, Belgique, Chypre, Equateur, Estonie, Finlande, Corée du Sud, Norvège, Pakistan, Qatar, Arabie Saoudite, Singapour, Espagne.
Conclusion : Largement diffusé, mais trop récent, ce matériel n’a pas pu être utilisé lors des faits.
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Document à mettre en parallèle avec l’article du site "Air & Cosmos" du 1er juin dernier : en ligne ici.
Ce site spécialisé dans les questions aéronautiques précise notamment à propos du Missile Mistral :
Entré en production dès 1989 dans sa version Mistral 1, le SATCP (missile sol-air très courte portée) de MBDA (alors Matra) aurait, selon les registres de l’institut suédois SIPRI, déjà été vendu à des clients internationaux avant 1996, et même avant 1994.
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yan
8 juin 2012
En pareil cas, pourquoi avoir tiré 2 missiles? Avec un SAM7 le taux de réussite étant ce qu’il était cela s’explique. Avec un Mistral dans ces conditions par contre on devait être à 100%.
Ce fait laisse supposer que le missile avait un taux de réussite faible, malgré de bonnes conditions de tir? Ou un opérateur mal formé?
NANOJV JOINT VENTURES CONSTRUCTOR
8 juin 2012
Certaines enquêtes piétinent hélas très longtemps avant d’aboutir. Combien de temps aura-t-il fallu attendre pour connaître la vérité dans l’attentat de la rue des Rosiers ?
biggwi
9 juin 2012
J’ai lu quelque part, que le Falcon offert par la France à Habyarimana, était équipé d’un système de défense permettant de lancer des leurres antimissiles et que, pour déjouer à coup sûr, ce système, il fallait tirer un deuxième missile, presque simultanément au premier, avant que le dispositif de contre-mesure installé à bord, ait le temps de se remettre en place.
Le second missile, n’a donc été tiré parce que le premier avait raté sa cible ; il était le missile utile et nécessaire, qui devait abattre le Falcon. Qui dès lors, mieux que son concepteur, était le plus au fait de ce dispositif ingénieux, afin d’en déjouer les contre-mesures.
NANOJV JOINT VENTURES CONSTRUCTOR
10 juin 2012
On parle de contre-mesures infrarouges ou IRCM. (…) "elles consistent essentiellement en un brouillage infrarouge (IR jammer) et en une déflagration lumineuse de 800 à 2000 degrés Celsius (flare). Traditionnellement, seuls les jets présidentiels et parfois gouvernementaux, les hélicoptères et les avions de combat, les appareils de transport militaire et les avions de ligne israéliens en sont équipés". (définition des IRCM empruntée à l’expert Charles Bwele).