Aux Etats-Unis le FBI est sur les traces des "gorges profondes" de l’affaire Stuxnet. Et ailleurs, personne n’a parlé ?

Publié le 12 juin 2012

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spies against armageddon

L’affaire a éclaté après la publication dans le New York Times de bonnes feuilles du livre du journaliste américain David Sanger "Confront and Conceal" dont la sortie est imminente.  Sanger affirme que Stuxnet est une commande de l’administration américaine.  Pour autant, ce n’est pas la première fois que de telles révélations sont rendues publiques au risque de mettre en danger la sécurité d’État, aux USA et…ailleurs. Pour Yossi Melman, journaliste vedette du quotidien Haaretz sur le point de publier son propre livre de "révélations",  ce sont en fait les israéliens qui ont commencé.  Ambiance. 

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1) Le New York Times s’était répandu sur une affaire de tests effectués dans la centrale nucléaire de Dimona, révélés paraît-il par des experts familiers des lieux. Le 15 janvier 2011 le journal américain écrivait ainsi noir sur blanc :

"Over the past two years, according to intelligence and military experts familiar with its operations, Dimona has taken on a new, equally secret role — as a critical testing ground in a joint American and Israeli effort to undermine Iran’s efforts to make a bomb of its own. ".

En substance :

Durant les deux dernières années, selon des experts en renseignement et militaires au fait de ces opérations, Dimona a tenu un nouveau rôle secret en tant que plateforme critique de tests dans le cadre d’un effort conjoint israélo-américain afin de saper les efforts de l’Iran pour produire sa propre bombe".

2) L’heure est cependant à la surenchère, et la réplique vient du journal israélien Haaretz. Le journaliste Yossi Melman annonce la sortie prochaine (9 juillet 2012) du livre "Spies Against Armageddon" co-écrit avec Dan Raviv,  dans lequel dit-il, beaucoup plus encore sera révélé.   Et en guise de promo il annonce déjà :

"The Israeli officials actually told me a different version. They said that it was Israeli intelligence that began, a few years earlier, a cyberspace campaign to damage and slow down Iran’s nuclear intentions. And only later they managed to convince the USA to consider a joint operation — which, at the time, was unheard of. Even friendly nations are hesitant to share their technological and intelligence resources against a common enemy".

En substance :

Les officiels israéliens (sic) m’ont en fait confié une version différente. Ils ont dit que ce sont les renseignements israéliens qui ont commencé quelques années plus tôt une campagne cybernétique pour causer des dégâts au programme nucléaire iranien et le ralentir.  Ce n’est que plus tard, qu’ils sont parvenus à convaincre les USA d’envisager une opération conjointe,  ce dont personne n’avait parlé auparavant.  Même les nations amies hésitent -en effet- à partager leurs ressources en intelligence et en technologie contre un ennemi commun.

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Apparemment certains "officiels" ont la langue bien pendue de part et d’autre de l’Atlantique.  Et ne disent pas tout à fait la même chose.

A suivre.

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Publié dans : STUXNET