Oyez, oyez braves gens, tout est sous contrôle, la guerre secrète veille à tout. La preuve ? C’est écrit dans la presse

Publié le 20 juin 2012

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L’affirmation s’étale à la une du Washington Post ce matin. Israel et les USA auraient développé conjointement le virus Flame. Le journal américain "révèle" que le but du logiciel espion était de cartographier le réseau informatique iranien en vue d’une cyber-opération plus musclée. Sont cités pêle-mêle la CIA, la NSA et l’armée israélienne. Le Washington Post comme son confrère le New York Times attribue également Stuxnet aux mêmes entités.

Le journal annonce que c’est le départ d’une campagne de sabotage destinée à préparer le terrain pour une autre action "secrète". Qui serait soi-disant beaucoup plus avancée qu’on ne le croit. (way further down the road than this).

Le Washington Post affirme que Flame a été lancé unilatéralement par Israël prenant de court les américains. Tout cela bien sûr selon des "sources anonymes".

Pour étayer ses affirmations le Post rappelle simplement que  Flame et Stuxnet possèdent une portion d’ADN (sic) commune. Le journal reprend la théorie de projets parallèles sans toutefois apporter de nouvelles révélations.

Le Post cite également  le CTO (patron de la recherche) de Fusion X une société de sécurité spécialisée justement dans les cyber attaques gouvernementales. Mais Parker, le CTO de fusionX reconnaît qu’il ne sait pas qui a fait cela. Il dit simplement que le niveau de sophistication de Flame entre dans les compétences des meilleurs crypto-mathématiciens de la NSA. Simple supposition, non corroborée par le moindre fait.

Alors,  le Post appelle à la rescousse un ancien responsable des services secrets américains, à la langue bien pendue, pour accréditer la responsabilité de la NSA et de la CIA dont les compétences en matière de cyber-attaque sont très  complémentaires. Pour faire simple, la NSA casse la porte, la CIA entre et fait son marché.  Ou l’inverse, ça dépend…

Le papier du Washington Post, comme les articles précédents du New York Times, s’inscrit dans une campagne pour rassurer l’opinion américaine et occidentale. En substance  le programme nucléaire iranien est totalement sous contrôle, Stuxnet l’a détruit, Flame en connaît tous les secrets. Et si l’on ne voit aucun résultat c’est normal: cette guerre est totalement secrète. Tellement secrète qu’elle est racontée en première page des journaux.  Oyez, oyez.

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