Augustin Mwanke Katumba (**) fut sans l’ombre d’un doute le plus brillant stratège politique de la République Démocratique du Congo du début de ce siècle.
Il hérita d’un pays démembré et dévasté, peuplé de groupes d’opposition armés défiant l’autorité du gouvernement central de Kinshasa, et parvint à ouvrir la voie du développement pacifique et d’une harmonisation régionale.
Mwanke Katumba réalisa le tour d’adresse de s’engager avec la Chine tout en préservant les relations avec les bailleurs occidentaux, en dépit du nombre croissant de ses détracteurs. Mais c’est surtout par sa vision claire de la politique nationale et régionale qu’il s’imposa en médiateur actif entre les mouvements de l’Est du Congo et Kigali.
Les arrangements politiques, soutenant une relation constructive avec le Rwanda, étaient conduits sous sa direction avec un grand sens diplomatique. En 2009, le processus d’intégration de la plupart des groupes armés a donné au Congo l’opportunité de s’engager dans le développement pacifique de la nation.
Ce processus a ouvert la voie aux élections de 2011 et permis d’amorcer une saine collaboration régionale. Cette seconde élection fut en réalité l’un des plus beaux hommages qui lui soit rendu, le doigté avec lequel il a piloté les choses après des sondages très critiqués est tout à son honneur.
Les deux élections présidentielle et législative, furent entièrement soutenues par les pays frères comme le Rwanda, l’Angola, l’Afrique du Sud, et la population de l’est de la RDC, contrairement aux bailleurs européens qui envisageaient ces élections sous un angle pessimiste. Le crash de février dans lequel Mwanke Katumba perdit la vie, marqua hélas le début d’une nouvelle ère de crise pour la RDC.
Une guerre de succession a éclaté autour du fauteuil vide de Katumba. Est-ce ce la réalité qu’il faut entrevoir par delà le nouveau conflit dans l’est du Congo ?
Est-ce parce que les prétendants à la succession ont voulu montrer au Président Kabila qu’ils étaient prêts pour saisir le poste ? Il est difficile de croire que Mwanke aurait débuté une nouvelle guerre sachant qu’il ne la gagnerait pas, un conflit qui plongerait à nouveau le pays dans le cauchemar plutôt que le développement de la nation.
Ce second mandat du président Kabila devait apporter solutions et progrès, ouvrant la voie à l’essor imminent de la société congolaise. L’entourage de Kabila a tiré la mauvaise carte en optant pour un conflit qui dans tous les cas de figures aura un impact désastreux sur sa présidence. Le rôle des donneurs de leçons occidentaux qui ont soutenu la RDC pour la réorganisation et l’entraînement de l’armée congolaise ne doit pas être minoré, tant ils semblent aujourd’hui partie prenante de ce désastre qui s’abat sur la RDC.
Il aura fallu 10 ans au leadership congolais pour construire un cadre de haine et de peur pour les populations de l’est. Un cadre au sein duquel certains ressortissants congolais furent traités comme des citoyens de seconde zone, et vilipendés comme agents rwandais, suspectés comme à chaque fois d’être à l’origine des problèmes de la RDC. Un cadre construit par un discours de haine encouragé par le leadership de Kinshasa.
Cette escalade pris fin quand en 2009, le Rwanda et la RDC décidèrent de faire un pas décisif vers une relation pacifiée et constructive. Pour montrer à quel point le Rwanda était prêt à contribuer à cet effort, Kigali "avala" le question du CNDP ce qui permit à Kabila d’intégrer ses opposants, Kinshasa de l’autre côté autorisa le combat contre le FDLR comme si le mal causé par les génocidaires n’affectait que le Rwanda.
A nouveau il semble que Kinshasa ait manqué de jugement quant aux causes profondes des problèmes dans l’Est. Probablement que Kabila et son entourage n’ont jamais accepté le fait qu’ils avaient été poussés, défaite après défaite, à accepter l’échec militaire tout comme ils n’ont jamais appréhendé la misère des populations du Kivu otages des forces génocidaires, comme un désastre national actuel.
Dans les années qui ont suivi les accords, Kinshasa s’est concentré sur la réorganisation de son armée nationale mais sans les éléments intégrés. Le leadership congolais n’a jamais démantelé le cadre de haine construit contre les rwandophones et assimilés. Le rendant pire encore en développant une aversion tribale contre les Tutsi congolais. 3 ans plus tard nous revoici à la case départ. Kinshasa veut donner une bonne leçon aux rwandais et prouver à tous que le Congo est de retour, comme au bon vieux temps de Mobutu.
On assiste au même scénario que dans la scène précédente: à savoir, la défaite de la glorieuse armée congolaise, suréquipée, avec des effectifs 10 fois supérieurs en nombre à ceux des rebelles. Qui faut il blâmer ? Avec le concours traditionnel des experts de l’ONU et leurs rapports qui fuitent, suivez mon regard: le Rwanda.
Les mutins congolais n’ont pas besoin du Rwanda pour défaire les forces armées congolaises, accuser le Rwanda n’est qu’un prétexte et tout le monde le sait. Les mutins du M23 servent une cause légitime, en dépit de ce que prétendent l’envoyé US en RDC et quelques autres. Et tant que les causes profondes ne seront pas prises en compte et traitées par le leadership congolais, ils ne feront que précipiter l’effondrement de Kabila.
Toute solution militaire est suicidaire, une solution politique à la crise est la seule alternative qui vaille. Si Kabila ne comprend pas que la sécurité de toutes les communautés y compris celle des Rwandophones doit être garantie en priorité et que le FDLR doit être vu comme un menace pour les populations du Congo oriental, alors Kinshasa perdra les Kivu sur le long terme et probablement davantage.
Le président Kabila combat contre son ombre, se tire une balle dans le pied, et crée les conditions de sa propre chute. Et "Ni les sujets du Roi du Congo, ni ses chevaux jamais ne pourront recoller les morceaux" (*)
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Albert Rudatsimburwa, PDG de Contact FM
(*) Référence au personnage Humpty Dumpty de Lewis Caroll "Through the Looking-Glass", "de l’autre côté du miroir" dont la comptine éponyme dit ceci:
Humpty Dumpty sat on a wall. Humpty Dumpty had a great fall. All the king’s horses and all the king’s men couldn’t put Humpty together again. Humpty Dumpty sur un muret perché. Humpty Dumpty par terre s’est écrasé. Ni les sujets du Roi, ni ses chevaux Ne purent jamais recoller les morceaux.
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(**) Augustin Katumba Mwanke, décédé le 12 février dernier dans un crash aérien à Bukavu dans le Nord Est du Congo, était l’un des plus proches conseiller du Président de la RDC Joseph Kabila.
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Le Druze
15 juillet 2012
Pour la petite histoire
The Democratic Republic of Congo is home to some100 Jews living predominately in Lubumbashi (former Elisabethville). Most of the Jews are of Sephardic descent and speak Ladino, a Spanish-Jewish dialect. There is a synagogue in Lubumbashi served by a rabbi. There is also a small Jewish community in the capital Kinshasa called Congregation Israelite. There is a Jewish cemetery under the control of the Chief Rabbi of Congo, Rabbi Levy. The former Congolese Prime Minister and President of the Senate Leon Kengo wa Dondo is a son of a Polish Jewish father and a Rwandan Tutsi mother. His original name was Leon Lubicz.
Le Druze
AEKMokonzi
28 juillet 2012
Albert Rudatsimburwa, PDG de Contact FM se trompe, la RDCongo n’est pas comme d’autres pays du monde qui peut voler en morceaux, depuis son indépendance il y en a eu de mutineries de tous sortes dans le pays et des propos de division de pays étranger et leurs ressortissant. cela n’a pas réussi puisque il y a une force, soutenu par une volonté d’ aimer le Congo; entre tous les congolais qui sont à intérieur comme l’extérieur; une éducation civique depuis indépendance qui se dit et une expression courante du Nord au Sud, à l’Est à l’Ouest "Non à la Balkanisation de la RDCongo" et Laurent Désiré KABILA a dit """ne Jamais trahir le Congo""" c’est un de plus ancien État d’Afrique qu’existe à nos, avant la délimitation des frontières à Berlin, la RDC existait déjà comme Etat indépendant du Congo et avec plus de 450 Tribus. Albert Rudatsimburwa, PDG de Contact FM se Trompe, les Tribus au Congo ont le desir de vivre ensemble. une chanson qui est chanté dans toutes les écoles en RDCongo """notre pays sera toujours uni et gardera toujours son unité Kivu, Katanga, Kasai, Maniema,Equateur, Bas-Congo, Bandundu, Province orientale, Kinshasa la Capitale qui forme le Congo jusqu’à la fin du temps du monde."""