Les Etats-Unis refont au Rwanda le coup du "Peuple sûr de lui et dominateur", 18 ans après le Génocide contre les Tutsi ?

Publié le 24 juillet 2012

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RDF US Army

Les agences de presse l’ont claironné:  les USA suspendent leur "aide militaire" au Rwanda après lui avoir apporté un soutien visible.  La raison officielle invoquée repose sur de fausses accusations concernant la soi-disant "aide" du Rwanda à la rébellion Tutsi congolaise du M23 (voir ici)

Une fois de plus, les USA ne disent rien sur les milices génocidaires au Congo ni sur les pogromes anti-tutsi en RDC, évidemment.  Ainsi selon l’AFP qui avec tact, traite le Rwanda "d’ancien protectorat belge":

"A la lumière d’informations selon lesquelles le Rwanda soutient des groupes armés en RDC, le département d’Etat a décidé qu’il ne pouvait plus fournir au Rwanda de financement militaire étranger pour l’exercice budgétaire en cours"

Des accusations totalement abracadabrantes et dénuées de fondement comme nous l’avons démontré en détail. Apparemment le renseignement américain en Afrique connaît une petite baisse de forme ce qui n’annonce rien de bon pour la suite.  

Nous avions relevé sur ce site des signes avant coureurs de dérapages futurs notamment avec la livraison d’un "rapport" sur le Rwanda teinté de révisionnisme à l’armée américaine sans que cela n’éveille la moindre protestation (lire ici). 

Mais à la différence de l’embargo indigne décrété par De Gaule à l’intention d’Israël après la Guerre des Six Jours,  la décision américaine à l’encontre du Rwanda  est…"Peanuts" (des cacahuètes). Le Président Paul Kagame avec son flegme et son sang-froid habituels a en effet déclaré :

"Come on! What is $200,000? It’s nothing," Allons, qu’est ce que 200000 $ ? Ce n’est rien".

On découvre ainsi le montant "faramineux" de l’aide militaire US au Rwanda : 200000 $ alloué à une petite académie militaire dont le nom n’est même pas précisé. Une blague.

Le Département d’État,  qui ne craint pas le ridicule (et les rappels embarrassants du passé) a affirmé que cette aide serait désormais allouée à d’autres pays.  Une somme bien entendu sans commune mesure avec le budget annuel du MoD rwandais

Il est par ailleurs gentiment indiqué que Washington "continuera" toutefois de contribuer à la formation de troupes rwandaises participant à des forces de maintien de la paix.

Ce petit accroc diplomatique pourra paraître insignifiant et fort éloigné à certains,  mais il devrait cependant servir de "micro-signal" aux Israéliens par les temps qui courent.  Gardez-moi de mes bons amis…

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Copyright NanoJV

Retour au Mur

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Extrait de la Conférence de Presse de Charles de Gaulle, à Paris, le 27 novembre 1967 :

"L’établissement entre les deux guerres mondiales, car il faut remonter jusque là, l’établissement d’un foyer sioniste en Palestine, et puis après la deuxième guerre mondiale, l’établissement d’un État d’Israël soulevait à l’époque un certain nombre d’appréhensions.

On pouvait se demander, en effet, et on se demandait, même chez beaucoup de juifs, si l’implantation de cette communauté sur des terres qui avaient été acquises dans des conditions plus ou moins justifiables et au milieu des peuples arabes qui lui sont foncièrement hostiles, n’allaient pas entraîner d’incessants, d’interminables frictions et conflits.

Et certain même redoutait que les juifs, jusqu’alors dispersés, et qui étaient restés ce qu’ils avaient été de tout temps, c’est-à-dire un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur, n’en viennent une fois qu’ils seraient rassemblés dans les sites de son ancienne grandeur, n’en viennent à changer en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants qu’ils formaient depuis 19 siècles : « l’an prochain à Jérusalem ».

En dépit du flot, tantôt montant, tantôt descendant, des malveillances qui le provoquaient, qui le suscitaient plus exactement, dans certains pays à certaines époques, un capital considérable d’intérêt et même de sympathie s’était formé en leur faveur et surtout il faut bien le dire dans la chrétienté.

Un capital qui était issu de l’immense souvenir du testament, nourri à toutes les sources d’une magnifique liturgie, entretenu par la commisération qu’inspirait leur antique valeur et que poétisait chez nous la légende du juif errant, accru par les abominables persécutions qu’ils avaient subi pendant la deuxième guerre mondiale et grossi depuis qu’il avait retrouvé une patrie, par les travaux, leurs travaux constructifs et le courage de leurs soldats.

C’est pourquoi indépendamment des vastes concours en argent, en influence, en propagande que les Israéliens recevaient des milieux juifs, d’Amérique et d’Europe, beaucoup de pays, dont la France, voyaient avec satisfaction l’établissement de leur État sur le territoire que leur avaient reconnu les puissances, que lui avaient reconnu les puissances, tout en désirant qu’ils parviennent en usant d’un peu de modestie à trouver avec ses voisins un modus vivendi pacifique.

Il faut dire que ces données psychologiques avaient quelque peu changé depuis 1956. À la faveur de l’expédition franco-britannique de Suez, on avait vu apparaître en effet, un état d’Israël guerrier et résolu à s’agrandir, et ensuite l’action qu’il menait pour doubler sa population par l’immigration de nouveaux éléments donnait à penser que le territoire qu’il avait acquis ne lui suffirait pas longtemps et qu’il serait porté pour l’agrandir à utiliser toute occasion qui se présenterait.

C’est pourquoi d’ailleurs, la cinquième république s’était dégagée, vis-à-vis d’Israël, des liens spéciaux et très étroits que le régime précédent avait noué avec et État et la cinquième république s’était appliquée, au contraire, à favoriser la détente dans le Moyen-Orient. Bien sûr, nous conservions avec le gouvernement israélien des rapports cordiaux et même lui fournissions pour sa défense éventuelle les armements qu’il demandait d’acheter mais en même temps nous lui prodiguions des avis de modération.

Notamment à propos des litiges qui concernait les eaux du Jourdain, des escarmouches qui opposaient périodiquement les forces des deux côtés. Enfin nous ne donnions pas notre aval, à son installation dans un quartier de Jérusalem dont il s’était emparé, et nous maintenions notre ambassade à Tel-Aviv."

(…)

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