Psy-op. Un ancien proc’ américain du TPIR lance une action de déstabilisation contre le Président du Rwanda

Publié le 27 juillet 2012

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Stephen Rapp

Photo : Stephen Rapp, ancien Procureur au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) et actuel Ambassadeur itinérant des États-Unis en charge des crimes de guerre. Mine réjouie. 

La flèche empoisonnée décochée par l’ancien procureur américain du TPIR ressemble à une vengeance personnelle.  Lors de l’inauguration du  Collège de commandement et d’état-major de  Nyakinama, le 23 juillet le Président du Rwanda avait dit la phrase suivante :

“En fait le tribunal qu’ils ont mis en place, le TPIR, aurait du juger quelques membres de la communauté internationale à la place”…(Applaudissements).

Cette phrase ne peut être appréhendée convenablement si l’on se contente de lire la presse "mainstream" qui s’est déshonorée lors du Génocide  et ne couvre donc pas ces questions. Pour comprendre la remarque du Président Rwandais, il faut en effet savoir que  :

Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) traite les cas liés aux planificateurs du génocide perpétré contre les Tutsi par le Hutu Power au Rwanda entre le 6 avril et le 4 juillet 1994. Les résultats de l’activité du TPIR se décomposent comme suit: 1 procès en attente, 10 affaires en cours, 65 affaires terminées (dont 8 acquittés et 57 jugements en appel!),  2 décédés, 3 renvois devant une juridiction nationale, 2 libérés, 7 libérés après avoir purgés leur peine… et 9 accusés en fuite ou protégés et non encore arrêtés!!! Soit seulement 100 cas traités – et comment-  en 15 ans !!! Pour un génocide qui a fait 1 million de victimes en 100 jours.  (lire l’article ici).

Toujours lors de l’inauguration du  Collège de commandement et d’état-major de  Nyakinama, le Président du Rwanda a longuement commenté les fausses accusations pesant sur son pays à propos d’un soi-disant soutien à la rébellion congolaise Tutsi M23.  La encore la plupart des médias se sont contentés de reprendre les termes du rapport bidon de l’ONU sur fond d’intérêts financiers importants (le budget de la mission au Congo est de 1,5 milliards de $). Aucune enquête sérieuse n’a été menée sur le terrain (voir ici  quelques photos extraites du rapport d’une indigence effarante).

En représailles, aux remarques de Paul Kagame, Stephen Rapp, ancien Procureur au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) et actuel Ambassadeur itinérant des États-Unis en charge des crimes de guerre a menacé le Président de la République du Rwanda de

« (…) faire face à des poursuites devant la Cour Pénale internationale en raison de son soutien à des groupes armés responsables d’atrocités dans la République Démocratique du Congo. »

Venant d’un ancien procureur du TPIR  l’accusation dans le fond et la forme est particulièrement irresponsable.  Paul Kagame a réagi en traitant ces accusations de ridicules et en précisant une nouvelle fois :

"ceux qui disent cela, sont ceux -là mêmes qui sont responsables des crimes au Congo"

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A suivre.

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