Pourquoi l’ONU a-t-elle peur de s’équiper ? Il n’y a pas de drones au Congo pour surveiller les milices génocidaires…

Publié le 5 août 2012

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UAV DRONE MONUSCO AFRICA LUTTE ANTI TERRORISTE

Le patron de l’ONU au Congo dispose de moyens : 20.000 hommes et un budget annuel de 1,5 milliard de dollars.  Mais en dépit de forces colossales le mastodonte onusien ne parvient pas à neutraliser quelques centaines de terroristes dispersés en une  multitude de petites factions.

Les meurtres, les assassinats, les règlements de compte, les pillages, les viols sont au contraire en permanente augmentation.  Sans parler des risques de guerre et de déstabilisation régionale générés par cette poudrière définitivement hors de contrôle.

Le patron de l’ONU avance des excuses irrecevables comme: le fait que "la végétation soit très dense au Congo" ou encore que les viols et les exactions "se déroulent trop loin des bases onusiennes pour que les casques bleus puissent intervenir à temps". On n’invente pas, ces mots ont bien été prononcés.

Alors pour ne pas se faire congédier et justifier les crédits somptuaires déversés par la Communauté internationale le patron de la Monusco appuie de temps en temps sur le bouton rouge et envoie des hélicoptères de combat russes, onusiens et congolais (pilotés par des mercenaires ukrainiens) faire ostensiblement le coup de feu et tirer des missiles dans la brousse.

Les rebelles habitués à jouer à cache-cache avec l’ONU, ne déplorent en général aucune victimes mais la liste des tués et des blessés s’allonge dans la population civile.  Sans parler des dégâts matériels.

A de rare exception près les agences de presse, ne publient pas les noms des victimes innocentes (on a ainsi le sentiment que les civils africains sont totalement "démonétisés". Si par malheur un seul américain avait été tué dans les bombardements de l’ONU, des têtes seraient tombées et  le  Conseil de Sécurité aurait envoyé des enquêteurs sur place).  Certains sites indépendants tiennent cependant la comptabilité des victimes et publient des photos. On ne peut donc pas dire une fois de plus, que l’on ne sait pas.

On voit que la méthode adoptée par l’ONU au Congo est déplorable et ne pourra se poursuivre bien longtemps tant la coupe est pleine.

Des alternatives moins coûteuses et plus efficaces existent en effet. Les technologies de surveillance sans pilote par exemple,  sont aujourd’hui  très au point et in fine beaucoup moins coûteuses que l’entretien de troupes pléthoriques et inadaptées ou inaptes à la lutte anti-guerrilla et anti-terroriste (voir l’insupportable remarque sur les viols qui se déroulent trop loin des bases pour que l’on puisse intervenir !).

Aujourd’hui les drones vont partout et voient tout.  Ils sont infatigables et embarquent des caméras qui fonctionnent de jour comme de nuit,  quelles que soient les conditions météo. Ils peuvent voler très haut, hors de portée des tirs terroristes,  peuvent être totalement invisibles et complètement silencieux.  Ils peuvent effectuer des missions de renseignement, désigner des cibles, les acquérir et les neutraliser.

Ces drones rapportent des informations fiables et incontestables, en temps réel, et embarquent sur certains modèles des armements sophistiqués en vue de frappes ultra-chirurgicales (ici).  Cerise sur le gâteau certains drones peuvent être guidés depuis des salles high-tech à des milliers de km du théâtre d’opération (comme le font les américains qui télécommandent les drones d’Afghanistan depuis le territoire des USA -ici-).  Il existe aussi des drones encore plus sophistiqués qui échappent aux radars classiques (voir ici). 

La technologie ne fait donc pas défaut. Apparemment l’ONU ne manque pas non plus de crédits. Alors quel est le problème ? (On glissera sur le fait qu’Israël est avec les USA la première puissance mondiale pour les drones).

Ce n’est pas un problème financier. Ce n’est pas un problème de technologie.  C’est en fait un problème de…suprématie. En effet celui qui contrôle l’information, a plus de  chances de pouvoir contrôler le reste. 

Quelle entité ou quelle puissance contrôlerait demain l’information stratégique recueillie par des drones sophistiqués au Congo ? Qui déciderait des cibles à observer et/ou à détruire ?  Sous quel contrôle effectif ?

Est-ce que ce la collecte et le traitement de l’information serait confié à des opérateurs occidentaux, qui filtreraient  et en transmettraient ce qu’ils veulent bien à l’ONU ? Ou bien l’ONU elle-même serait-elle en contrôle total avec des unités à 100% dédiées qui supplanteraient ainsi les États en matière de renseignement sur des zones stratégiques? Hum, hum.

D’après ce que l’on sait, les propositions déjà esquissées  ont tourné court faute de consensus et de garanties quant à la pureté des intentions de certains. On n’est donc pas près de voir le nec plus ultra de la technologie survoler la région des Grands Lacs et y faire régner la paix et l’ordre.

On peut-être verra à la place, des simili-avions sans pilote pour l’esbroufe.  Histoire de cocher la case drone et de dire qu’on a fait le nécessaire.  Et encore ce n’est pas pour demain.

A moins  que des États de la région ne décident de prendre  eux-mêmes les choses en mains, pour briser la fatalité. But that’s another story.

A suivre.

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A titre d’illustration, les Israéliens se sont dotés de moyens efficaces de lutte contre le terrorisme.  Lorsque les populations civiles, les villes et les écoles sont menacées par des tirs de roquettes, le problème est pris à la source, en temps réel,  sans bavardage avec l’ONU :

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