Le 3 décembre 2010, "Congo Siasa" interviewe 3 experts du Conseil de Sécurité pour la République démocratique du Congo [1]. Ces trois experts sont Fred Robarts, alors coordinateur du Groupe et spécialiste des affaires régionales; Gregory Mthembu-Salter, consultant pour les ressources naturelles et…Steve Hege alors présenté comme l’expert de l’ONU pour les groupes armés au Congo. La question qui suit concerne donc ce dernier. Et voici sa réponse. Verbatim :
Congo Siasa : Le Groupe d’Experts devait initialement s’attacher à empêcher l’entrée dans la région d’armes susceptibles d’alimenter les conflits . Aujourd’hui cependant, votre travail ne porte que partiellement sur les trafics d’armes. Pourquoi ?
Steve Hege : "Alors qu’il y a toujours des mouvements de petites quantités d’armes à travers les frontières régionales en direction de la République du Congo, comme l’ont indiqué plusieurs précédents rapports, la majorité des armes utilisées par les groupes armés dans les Kivus viennent soit des stocks des FARDC (ndlr: l’armée congolaise) ou sont des restants des diverses phases des 14 dernières années de conflits. Le gouvernement congolais n’a plus de restrictions en matière d’armement qu’il peut acheter et importer, tant que ces armes sont notifiées au Comité des Sanctions. Toutefois, l’amélioration de la gestion des armes détenues par le Gouvernement Congolais est critique pour assurer que les marchés locaux ne sont pas réapprovisionnés" [2]
Voici la version originale en anglais :
The GoE was initially intended to prevent arms from entering the region to fuel the conflict. Today, however, your work is only partially related to arms trafficking. Why?
Steve Hege: While there still are movements of small quantities of weapons across regional borders into the DRC, as previous reports have pointed out, the majority of weapons used by armed groups in the Kivus are either leaked from FARDC stockpiles or remain from the various phases of the last 14 years of war. The Congolese government no longer has any restrictions as to the arms that that it can purchase and import as long as they are notified to the Sanctions Committee. However, the improved management of weapons held by the Congolese government is critical to ensuring that local markets are not replenished [2]
"Les groupes armés continuent de s’approvisionner en armes, munitions et uniformes auprès des FARDC. Les fuites de matériel provenant des stocks des FARDC, que ce soit par l’entremise de troc, de transactions plus conséquentes, d’abandons ou de saisies sur le champ de bataille, sont répandues et le plus souvent non contrôlées. Les armes qui sont propriété de l’État ne sont ni marquées ni enregistrées avant d’être distribuées."*"Armed groups continue to obtain most of their arms, ammunition and uniforms from FARDC. Leakage from FARDC stocks, whether through small-scale barter, larger transactions, abandonment or seizure on the battlefield, is widespread and largely uncontrolled. State-owned arms are not yet marked or registered before being issued."
L’intégralité des armes photographiées dans le rapport du Conseil de Sécurité provient des stocks de l’Armée Congolaise ou comme le disent les experts eux-mêmes de restant des 14 années de conflits. Prétendre le contraire relève de la diffamation à l’encontre du Rwanda, État membre des Nations-Unies, dès lors fondé à engager des poursuites.

biggwi
10 août 2012
Lorsque vous buvez de l’eau, souvenez-vous de la source, dit un proverbe rwandais ! Et veillez à ce qu’elle ne tarisse point. Les conflits et autres catastrophes en tous genres, sont devenus les mamelles de cette organisation. C’est du business mes frères !
Ce que « Ibuka » décrit avec mépris de cet individu, est ce qui lui a valu l’appréciation de l’ONU et sa reconnaissance suprême, en qualité de Chef-expert. N’est-ce pas par son brulot ; son business plan plutôt, que l’ONU devrait obtenir la rallonge de Huit Cents Millions de Dollars, supposée venir en aide à ceux que les bombardements aveugles des mercenaires ukrainiens de la Monusco ont transformés en « déplacés ». Il faut un minimum de confort pour pratiquer la vertu !
Compte tenu de son histoire et de son passé récent ; le Rwanda ne laisse indifférent. Et certains aimeraient nous enterrer, afin de ne point répondre un jour, de leur turpitude.
Souvenez-vous de la parabole de l’âne tombé dans un puits ; Son maitre ne sachant comment l’en sortir et le puits étant asséché depuis lors, il décida de l’y enterrer. Mais à chaque pelletée de terre qui lui tombait dessus, l’âne s’ébrouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus ! Et patiemment, de cette façon, l’âne arriva au bord du puits, sauta par-dessus et se rua librement dans la place.
Cet expert sera sans doute remplacé mais à force de les ridiculiser ; ses successeurs vont y réfléchir à deux reprises, avant de s’en prendre au Rwanda.
Merci Nano, d’y veiller à tous les instants : Vous n’avez pas affaire à des ingrats !
NANOJV JOINT VENTURES CONSTRUCTOR
10 août 2012
Dukomeze Imihigo.
rwandesebreeze
10 août 2012
What a mess… Vivement la region des grands lacs entre les mains des femmes rwandaises et congolaises, que les femmes se levent pour la paix. Apres tout c’est nous qui payons le prix le plus fort dans les conflits (Rwanda1994:massive rape, Congo 2012: 48 femmes violees par heure) Qu’est ce que les africains cherchent encore a perdre apres avoir deja tout perdu. Qu’avons nous a gagner d’un embrasement de la region? May the path for peace be found. Tired with all this war paraphenarlia. Let women arise. The cost’s already been too high. Hope this world ain’t only a men world.
A Woman
umushiha.com ras-le-bol.com
NANOJV JOINT VENTURES CONSTRUCTOR
10 août 2012
http://nanojv.wordpress.com/2011/07/08/rwanda-droit-des-femmes/