Anneke Van Woudenberg, la grande prêtresse néerlandaise du nouvel ordre humanitaire au Congo officie au Human Right Watch, une ONG qui déteste Israël et le Rwanda pour des raisons assez similaires[1]. La jet-setteuse humanitaire (née en Hollande, études au Canada) vit entre le Congo et l’Angleterre où elle se livre au lobbying mondain en gardant toujours Kigali dans sa ligne de mire.
C’est une vraie idéologue, tenante de l’école révisionniste du double génocide. Le mot "ethnie Tutsi" revient de manière obsessionnelle dans sa conversation et elle ne rate pas une occasion de rappeler que le Rwanda a "envahi deux fois" la RDC. Son arme ce sont les médias, du Guardian à Al Jazeera en passant La Croix ou le Financial Times, en bonne lobbyiste elle a ses entrées partout. Elle est l’experte internationale du Congo. Sa crédibilité et son carnet d’adresse reposent sur sa collaboration antérieure avec Edward Eath ex-Premier Ministre britannique Conservateur. En tant qu’ancienne du cabinet Anderson, elle sait manipuler les chiffres, les concepts et les émotions pour imposer un message. L’arme absolue pour lever les fonds et retourner l’opinion. Le tout susurré d’une voix ronronnante propre à anesthésier la vigilance de l’auditoire.
Elle adore le renseignement au sens militaire, la précision en moins bien sûr. Elle aime les chiffres ronds avec beaucoup de zéros. Ce n’est pas 007 mais "sept zéros". Elle est la nouvelle Mata Hari du Congo. Son dernier coup d’éclat et d’avoir phagocyté la mission d’expertise de l’ONU, sans trop de difficultés d’ailleurs, car les experts sont du sérail et pour la plupart de vieilles connaissances. Comme elle l’explique très bien, c’est l’organisation HRW qui a l’antériorité du dossier à charge contre le Rwanda. Il était sur étagère depuis des semaines s’impatiente-t-elle.
On comprend mieux ainsi d’où ont surgi les "preuves" du groupe d’experts, et pourquoi elles sont si abracadabrantes. Elle reconnaît volontiers, que c’est HWR (et "d’autres" dit-elle aussi) qui a glané les soi-disant témoignages "prouvant" que les militaires Rwandais ont fourni des armes , des munitions, et des recrues à Ntaganda…Elle dit : "le soutien du Rwanda était décisif pour l’avancée des rebelles. On voit qu’elle ne regarde pas les vidéos des batailles et la fuite éperdue des unités d’élite congolaises face à la poignée de guérilleros goguenards du M23…
Le passage en anglais ci-dessus est extrait du Guardian, organe désormais 100% anti-rwandais qui va jusqu’à publier des incitations au terrorisme! L’article a été publié début juillet. La furie de HRW prétend que cela faisait des semaines que son ONG disposait d’éléments contre le Rwanda. On rappelle simplement que le 31 mai, à la lueur du rapport du Groupe d’Experts, l’ONU admettait n’avoir aucune preuve (aucune!) contre le Rwanda. On se demande dès lors comment les choses ont pu basculer si rapidement dans le sens de HWR et sur quelles pressions. Le jeudi l’ONU n’a rien et 3 jours après le Dimanche, hop, le Rwanda soutient les rebelles ? De qui se moque-t-on ?
Sur RFI le 31 mai :
Puis Reuters le Dimanche 3 juin :
Et enfin le Fiancial Times qui cite les élucubrations d’Anneke:
Traduction: "Les Mutins ne pouvaient même pas songer à prendre Goma sans l’aide du Rwanda; la preuve est maintenant écrasante. Nous avons documenté que les officiels militaires Rwandais au plus haut niveau sont clairement impliqués dans le soutien au M23 dit Anneke Van Woudenberg, l’experte du Congo à Human Rights Watch."
Il s’agit bien entendu d’accusations fantaisistes alimentées par la haine idéologique et absolument pas documentées contrairement à ce que prétend la chercheuse de HRW. D’ailleurs, les images des mutins mises en ligne notamment par Al Jazeera contredisent tout ce qui précède. L’ONU étant elle-même comme nous l’avons démontré à plusieurs reprises, complètement empêtrée dans un maillage inextricables de contre-vérités, d’erreurs, et de mensonges. Dont on connaît désormais la vénéneuse origine.
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[I]“They have made themselves indispensable,” says Fabienne Hara, a vice president of the International Crisis Group with long experience in the region. Washington has come to regard Rwanda as a “little military machine” to provide peacekeepers throughout the region (thus the seriousness of Rwanda’s threat to withdraw its troops) and as a friendly “entry point” for intelligence and regional diplomacy — a Central African Ethiopia. What’s more, Kagame has turned Rwanda into an extraordinary success story, with a bustling economy, sound finances, and a highly effective military. And all he has asked in exchange — like Israel — is protection from international judgment as he makes his way in his very dangerous neighborhood.
Traduction des propos sulfureux de Fabienne Hara, VP de l’International Crisis Group : (…) "Washington a fini par considérer le Rwanda comme une petite machine militaire pour fournir des casques bleus partout dans la région (en dépit de la menace sérieuse du Rwanda de retirer ses troupes) et le considère aussi comme un point d’entrée amical pour les renseignements et la diplomatie régionale, "une Éthiopie en Afrique Centrale" (sic)en quelque sorte. Et mieux, Kagame a transformé le Rwanda en une success story incroyable avec une économie florissante, des finances saines, et une capacité militaire effective. Et tout ce qu’il demande en échange – COMME ISRAEL- c’est d’être protégé du jugement international lorsqu’il trace son chemin dans son très dangereux voisinage."
No comment.
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Copyright NanoJV (reproduction non autorisée)
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biggwi
17 août 2012
Jet-Setteuse Humanitaire ? L’aventure mène à tout !
Dans Goma, Anneke qui avait ses habitudes au restaurant « Le Chalet », est plus connue pour ses relations sulfureuses, que pour son travail d’agitateur politique, sous couvert de celui de défenseure des droits de l’homme.
[...]
A ce que je sache, Ntaganda n’est pas rwandais et encore moins, membre du M23.
Quel amalgame veut-elle dès lors, établir entre ses problèmes de cœur, un mouvement rebelle congolais et le Rwanda, pays qu’elle connait peu. Il y aurait tant à découvrir sur cette passionaria ! La rancœur est d’une ténacité !
Finalement dans cette affaire ; chacun ayant ses agendas cachés, toute harmonisation dans leur action de sape, a peu de chances d’aboutir, à terme. Et c’est à çà que sert le milliard et demi, alloué chaque année à la Monusco ?
NANOJV JOINT VENTURES CONSTRUCTOR
17 août 2012
Merci B., got it. Les lecteurs comprendront l’allusion à l’histoire sentimentale…Explication de la censure partielle : [...] Le site d’informations auquel vous faites référence fait l’objet d’une "discrète" opération de cyberpolice. Le très contesté coordinateur des experts de l’ONU au Congo (citoyen US) a demandé au Gouvernement américain de mettre hors service ce site trop "gênant" dont le serveur a été localisé aux États-Unis. L’hébergeur est sous pression.
Mwene Kalinda
17 août 2012
The UN has reduced itself to a willing channel for the dissemination of HRW’s virulent if deranged anti-Rwanda crusade. When this organisation’s obituary is written, I wonder whether like the League of Nations before it and its shameful inaction in the face of the rape of Ethiopia by Italy, it will not be the UN’s equally shabby role as a tool in the campaign against another African member State that will be seen as the last straw that led to it’s own demise?
gakwaya
17 août 2012
Tout ce beau monde qui s’autoproclame spécialiste de tout et n’importe quoi est devenu une vrai calamité;ils peuvent tirer profit de la paresse intellectuelle de leurs contemporains pour imposer avec autorité des analyses tendancieuses avec une malveillance avérée sans que presque personne ne voit la supercherie.Si cela peut générer des catastrophes humaines,tant mieux ;l’industrie de l’humanitaire en tirera profit.Avec tant de parasites sans frontière qui se sont camouflé derrière les actions de secours et infiltré les centres de décision ,on peut légitimement se demander si les pompiers et les pyromanes ne sont pas des frères siamois.Prétendre que le Rwanda est devenu un protectorat américain,c’est chercher à faire croire que les USA protègent autre chose que l’intérêt des américains.Les positions du gouvernement américain au conseil de sécurité ne se fondent pas sur des sentiments pour ou contre celui ci ou celui là,mais sur ce que leur pays y gagne.Ni le Rwandan et encore moins Israël ne peuvent compter que sur leur seule volonté et leur détermination pour affronter l’adversité.L’histoire nous le prouve.Les congolais ne veulent plus rien entendre depuis que les *spécialistes de leur région*leur ont fait la révélation que le Rwanda n’est plus un protectorat américain;Ils sont décidé à faire la guerre avec le FDLR comme fer de lance;malédiction.En 1994 le conseil de sécurité des nations unies nous avait condamné à mort et avait retiré ses casques bleus;aujourd’hui l’histoire tend à se répéter avec des rapports qui préparent des sanctions et une association de ses casques bleus et de ses humanitaires avec les forces génocidaires installés au Congo-Zaire par la *communauté internationale*;c’est toujours les memes et ils sont juges et procureurs en meme temps en ce qui concerne l’Afrique.Seulement voilà:Le condamné n’accepte pas la sentence;de quoi allez vous le menacer pour l’amener à coopérer à son exécution?De combien d’années de prison allez vous le menacer pour l’amener à accepter la peine capitale?
Jean-Baptiste Ndahumba
17 août 2012
Une nouvelle version des Vicairies apostoliques, chargées de la Propaganda Fide, de l’évangélisation du Nouveau Monde par le Saint-Siège, sous le haut patronage des Etats-Unis et d’autres puissances. Faut-il alors s’étonner d’une résurgence de la Compagnie de Jésus ( Human Rights Watch) avec ses Ignace de Loyola en jupon et des Bartolomé de las Casas triomphants dans la défense des indiens (les bons congolais) contre les colons (les méchants rwandais). Histoire terminée, histoire interminable, disait Althusser.