Les apparatchiks de la jet-set humanitaire, nouveaux croisés de l’occident en guerre contre le Rwanda trop incorruptible

Publié le 17 août 2012

6


Anneke Van Woudenberg

Anneke Van Woudenberg, la grande prêtresse néerlandaise  du nouvel ordre humanitaire au Congo officie au Human Right Watch, une  ONG  qui déteste Israël et le Rwanda pour des raisons assez similaires[1].   La jet-setteuse humanitaire (née en Hollande, études au Canada) vit  entre le Congo et l’Angleterre où elle se livre au lobbying mondain  en gardant toujours Kigali dans sa ligne de mire.

C’est une vraie idéologue, tenante de l’école révisionniste du double génocide. Le mot "ethnie Tutsi" revient de manière obsessionnelle dans sa conversation et elle ne rate pas une occasion de rappeler que le Rwanda a "envahi deux fois" la RDC. Son arme ce sont les médias, du Guardian à Al Jazeera en passant La Croix ou le Financial Times, en bonne lobbyiste elle a ses entrées partout. Elle est l’experte internationale du Congo.  Sa crédibilité et son carnet d’adresse reposent sur sa collaboration antérieure  avec Edward Eath ex-Premier Ministre britannique Conservateur.  En tant qu’ancienne du cabinet Anderson, elle sait manipuler les chiffres, les concepts et les émotions pour imposer un message.  L’arme absolue pour lever les fonds et retourner l’opinion. Le tout susurré d’une voix ronronnante propre à anesthésier la vigilance de l’auditoire.

Elle adore le renseignement au sens militaire, la précision en moins bien sûr. Elle aime les chiffres ronds avec beaucoup de zéros. Ce n’est pas 007 mais  "sept zéros". Elle est la nouvelle Mata Hari du Congo.  Son dernier coup d’éclat et d’avoir phagocyté la mission d’expertise de l’ONU, sans trop de difficultés d’ailleurs, car les experts sont du sérail et pour la plupart de vieilles connaissances. Comme elle l’explique très bien, c’est l’organisation HRW qui a l’antériorité du  dossier à charge contre le Rwanda. Il était sur étagère depuis des semaines s’impatiente-t-elle. 

On comprend mieux ainsi d’où ont surgi les "preuves" du groupe d’experts, et pourquoi elles sont si abracadabrantes.  Elle reconnaît volontiers, que c’est HWR (et "d’autres" dit-elle aussi) qui a glané les soi-disant témoignages "prouvant" que les militaires Rwandais ont fourni des armes , des munitions,  et des recrues à Ntaganda…Elle dit : "le soutien du Rwanda était décisif pour l’avancée des rebelles. On voit qu’elle ne regarde pas les vidéos des batailles et la fuite éperdue des unités d’élite congolaises face à la poignée de guérilleros goguenards du M23…

Le passage en anglais ci-dessus est extrait du Guardian,  organe désormais 100% anti-rwandais qui va jusqu’à publier des incitations au terrorisme! L’article a été publié début juillet. La furie de HRW prétend que cela faisait des semaines que son ONG disposait d’éléments contre le Rwanda. On rappelle simplement que le 31 mai,  à la lueur du rapport du Groupe d’Experts, l’ONU admettait n’avoir aucune preuve (aucune!) contre le Rwanda. On se demande dès lors comment les choses ont pu basculer si rapidement dans le sens de HWR et sur quelles pressions. Le jeudi l’ONU n’a rien et 3 jours après le Dimanche, hop,  le Rwanda soutient les rebelles ? De qui se moque-t-on ? 

Sur RFI le 31 mai :

Puis Reuters le Dimanche 3 juin :

Et enfin le Fiancial Times qui cite les élucubrations d’Anneke:

 Traduction: "Les Mutins ne pouvaient même pas songer à  prendre Goma sans l’aide du Rwanda; la preuve est maintenant écrasante. Nous avons documenté que les officiels militaires Rwandais au plus haut niveau sont clairement impliqués dans le soutien au M23 dit Anneke Van Woudenberg, l’experte du Congo à Human Rights Watch."

Il s’agit bien entendu d’accusations fantaisistes alimentées par la haine idéologique et absolument pas documentées contrairement à ce que prétend la chercheuse de HRW. D’ailleurs, les images des mutins mises en ligne notamment par Al Jazeera contredisent tout ce qui précède. L’ONU étant elle-même comme nous l’avons démontré à plusieurs reprises, complètement empêtrée dans un maillage inextricables de contre-vérités,  d’erreurs,  et  de mensonges.  Dont on connaît désormais la vénéneuse origine.

*

[I]“They have made themselves indispensable,” says Fabienne Hara, a vice president of the International Crisis Group with long experience in the region. Washington has come to regard Rwanda as a “little military machine” to provide peacekeepers throughout the region (thus the seriousness of Rwanda’s threat to withdraw its troops) and as a friendly “entry point” for intelligence and regional diplomacy — a Central African Ethiopia. What’s more, Kagame has turned Rwanda into an extraordinary success story, with a bustling economy, sound finances, and a highly effective military. And all he has asked in exchange — like Israel — is protection from international judgment as he makes his way in his very dangerous neighborhood.

Traduction des propos sulfureux de Fabienne Hara, VP de l’International Crisis Group : (…) "Washington a fini par considérer le Rwanda comme une petite machine militaire pour fournir des casques  bleus partout dans la région (en dépit de la menace sérieuse du Rwanda de retirer ses troupes) et le considère aussi comme un point d’entrée amical pour les renseignements et la diplomatie régionale, "une Éthiopie en Afrique Centrale" (sic)en quelque sorte. Et mieux, Kagame a transformé le Rwanda en une success story incroyable avec une économie florissante, des finances saines, et une capacité militaire effective. Et tout ce qu’il demande en échange – COMME ISRAEL- c’est d’être protégé du jugement international lorsqu’il trace son chemin dans son très dangereux voisinage."

No comment.

*

Copyright NanoJV (reproduction non autorisée)

Retour au Mur

*

*

About these ads