On abat bien les soldats Tutsi au Congo. Un spin doctor US mentionne des cas de tortures et d’exécutions sommaires

Publié le 14 septembre 2012

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Congo Siasa assassinat de militaires Tutsi en RDC

Les médias ne font pas leur travail à propos de la crise dans l’Est du Congo  et s’alignent sur les  Chancelleries. Les  Chancelleries répètent ce que dit l’ONU. L’ONU répète ce que disent 6 jeunes experts inexpérimentés. Le Groupe d’experts suit l’avis de son Coordinateur lui-même considéré comme révisionniste du génocide Tutsi et anti-rwandais maladif (voir ici). 

L’organisation multimillionnaire Human Rights Watch au nom de ses propres intérêts jette de l’huile sur le feu, attise le conflit, et incite involontairement à la haine inter-ethnique  en poursuivant un combat idéologique très ancien contre le Rwanda dont le tort est de savoir se passer des ONG.  Sans oublier quelques comptes très personnels à régler.

Pour faire simple les médias et certaines chancelleries racontent depuis des semaines, sans preuve que le Rwanda soutient la rébellion du M23.  Tout le monde cite religieusement le rapport de l’ONU que personne n’a lu avec l’attention requise (la preuve). Pas un commentaire sur les erreurs très graves du rapport n’a filtré dans la presse.  

Pour les journalistes la cause est entendue, des officiers et soldats Tutsi congolais ont fait sécession de l’armée congolaise et sont donc logiquement soutenus par le Rwanda en raison de leur appartenance ethnique et linguistique (comme si on disait qu’un Belge francophone est forcément un Français ou l’inverse).

La théorie raciale considérée comme une abomination en Europe sert pour l’Afrique de grille de lecture normale et acceptable. Normale ? Aucun média européen n’a relevé que le M23 serait composé à 80% de soldats Hutu comme l’affirme le ministre de la défense rwandais [ici]. Il ne faut surtout pas prendre le risque de déconstruire la belle "story" (histoire à dormir debout) sur les races en Afrique.  Les Tutsi avec les Tutsi, les Hutu avec les Hutu et le pouvoir à la "race" majoritaire.

Peu importe que les races n’existent pas et que le principe du gouvernement par la race renvoie au pire à  l’idéologie nationale-socialiste et au mieux à la doxa coloniale (la présence de cartes d’identité ethniques au Rwanda sous le régime Habyarimana n’a réellement bouleversé à l’époque ni les politiques, ni les médias, ni l’opinion, voir ici).

Passé ce préambule, voici les faits. Jason Stearns un spin doctor américain (conseiller professionnel de divers think-tanks et ONG) ancien coordinateur des experts de l’ONU au Congo tient un blog influent intitulé Congo Siasa. Une référence en RDC où Stearns est connu comme le loup Blanc pour la finesse de ses analyses et son cynisme cultivé.   Dans une interview donnée à Voice of America, J.  Stearns, membre de l’élite intellectuelle américaine, ancien de Yale, compare ainsi le plus sérieusement du monde les viols collectifs commis par l’armée congolaise avec les cérémonies de bizutage à Yale (voir l’extrait ici).

Toujours dans le registre cynique, Stearns qui se déplace beaucoup dans la région des grands lacs raconte dans le dernier article mis en ligne sur   son blog que 4 militaires Tutsi de l’armée congolaise dont deux officiers ont été torturés puis abattus sommairement et jetés dans une fosse commune.  Stearns prend soin de ne pas dire qui a perpétré le crime. Les journalistes feront encore semblant de n’avoir rien vu,  Amnesty International regarde ailleurs  quant à Human Rights Watch…

Ce [non] fait-divers sera bien vite oublié.  Il renvoie cependant de manière dérangeante à la [non]-affaire Saddat (voir ici).  Du nom de l’officier Tutsi congolais arrêté pour désertion puis torturé et dont l’identité a servi à produire une carte militaire présentée par le groupe d’experts de l’ONU dans son addendum, comme LA preuve que des agents des renseignements militaires rwandais sont présents au Congo. La carte est fausse, elle comporte une faute d’orthographe. Pas grave ?

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Extrait du dernier post mis en ligne sur Congo Siasa qui relate l’assassinat à Burhinyi au Sud Kivu, de 4 militaires Tutsi de l’armée congolaise :

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Sur son nouveau blog  Sonia Uwimana, spécialiste en guerre de l’information a,  la première, attiré l’attention sur le cas présent:

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